Jour-blanc sur Erciyes Dagi;

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Bonjour les francophones... Je viens de faire un petit tour sur le site de Canal+ pour mater un peu le zapping,  (la seule émission de gauche de la télévision française...). Quelle n'est pas ma surprise en voyant, en énorme la tronche de Hardisson (que je déteste), avec écrit en dessous "Salut les Terriens !" Flûte et reflûte, quelqu'un aurait pu me prévenir ! Vous n'allez quand même pas me dire qu'il n'y a pas un seul lecteur de ce site qui est aussi un accro de la télé et qui savait qu'une émission stupide soi-disant critique et moderne portait ce nom ? Bon, voilà pour le petit coup de gueule pré-carnet de voyage... Et puis, si j’étais tout le temps de bonne humeur, vous finiriez par croire que je ne suis pas l'auteur de cette feuille de choux...

Après ce "full touristic day", je me suis fait une petite journée pépère, à marcher au hasard dans la neige, dans les alentours de Göreme, prendre des photos, essayer de suivre les arrêtes au bord des falaises nombreuses de Cappadoce, à la recherche des meilleurs points de vue. Je n'aurais finalement passé qu'une seule nuit dans ma cave de Göreme, et après m'être sérieusement embrouillé avec le gardien (le bougre voulait me faire payer deux nuits parce que je me suis levé après 10h, le check out time, alors que son hôtel est vide...
Je veux bien jouer les pigeon- migrateurs, mais dans la limite du raisonnable), je reprends la route, direction Kayseri, "petite" bourgade d'un million d'habitants, à quelques kilomètres d'Erciyes Dagi.
En attendant le car qui doit normalement passer sur les coups de 21h, je sympathise avec un américain marrant et profite de son Lonely-planet pour dénicher un hôtel abordable a Kayseri, Internet ne m'ayant fait que des propositions indécentes à 50 euros la nuit. Et bien, mes amis, heureusement ! Il y a des fois où je me dis que je ne doute de rien... Parce qu'arriver à Kayseri à 22h30 sans  savoir où dormir, relève de l'utopie pure et simple... Sans doute aurais-je couru dans le premier hôtel avec ses quelques étoiles plutôt que de traîner trop longtemps du côté de l'autogare. Plutôt lugubre, la banlieue Kayserienne, de nuit... C'est autre chose qu'Istanbul et que la Cappadoce, vous pouvez me croire ! Comme me le dira le surlendemain (donc aujourd'hui) un marchand de tapis, je suis sans aucun doute le seul "touriste" de la ville en cette saison. D'ailleurs, les gens me regardent un peu de travers, un peu l'air de dire "Mais qu'est ce que tu viens foutre ici, toi ?" Ca fait partie du jeu. Moi,  je pensais qu'avec une telle montagne à proximité, la localité était habituée aux étrangers ! Kayseri, c'est l'authentique capitale turque du tapis. Mais personne ne songe à venir affronter les rudeurs de l'hiver en Anatolie centrale pour acheter un tapis, il faut croire! Ni même pour venir visiter le château, ou voir l'une des 370 mosquée.
Donc, en sortant du car, et voyant que les alentours immédiats ne présentent aucun intérêt,  mais pourraient bien me causer des désagréments, je me cherche un taxi. Je suis épaté par la collection de guimbardes que forme la file des taxis... Des authentiques Renault 11, et même des Renault 12 (la fameuse "poire"), des Peugeot 304, oui, oui! D'ailleurs, pour le fun, je choisirai une 304, ça me donne un peu l'impression d'être dans un film des années 60... Lorsque j'ouvre la porte, le chauffeur ne fait même pas l'effort de dissimuler la bouteille de Raki avec laquelle il est presentement en train de jouer à "tu-me-tues-je-te-tue"... Il s'empare de mon sac et le fourre dans la malle, et je vois la bagnole descendre de vingt centimètres. Constatant qu'il oublie de fermer le coffre, je me dirige vers l'arrière de la voiture, mais il me fait comprendre que c'est parfaitement inutile.
Il se marre en voyant ma mine désemparée devant le burlesque de la scène. Je lui tends mon carnet avec l'adresse dessus, il met un certain temps pour la lire (probablement que because of the Raki, il se demande pourquoi j'ai écrit trois fois la même adresse...). Il me dit « 10 liras », je lui réponds 0k. La voiture démarre. Au bout d'une centaine de mètres, le moteur calle. Il redémarre et accélère à fond. Ca fait un vacarme de tous les diables... Dés qu'il lâche l'accélérateur, le moteur calle, si bien qu'il garde en permanence la pédale appuyée au plancher, on se croirait dans un avion... Les gens sur le trottoir nous regardent avec un air un peu incrédule...
Comment ce véhicule qui se meut a la vitesse de 20 km/h grand max peut-il produire un tel boucan ? Voilà un moteur dont le but premier semble être la transformation du gas-oil en décibels. Cinq minutes avant d'arriver à l'hôtel, le capot de la charrette s'ouvre, et occulte parfaitement la visibilite... J'ai un mouvement de recul dû à ma surprise (joli mot pour ne pas dire trouille, n'est ce pas ?), et je lâche un petit Waouh... Le chauffeur pile, me regarde et se marre... Il me demande un truc que je ne comprends pas très bien. Puis, thanks to body-language, Eureka ! Il souhaite que je le remplace pour écraser la pédale d'accélérateur le temps qu'il referme le capot... J'obtempère, et prends le parti de me marrer.
D'abord, parce qu'il serait tout autant saugrenu de m'énerver, mais surtout parce que tout ça c'est quand même vraiment marrant, non ? Quand mon chauffeur de luxe réintègre le véhicule et me voit en train de me bidonner, il fait de même... Et c'est parti pour un ptit fou-rire à la turque, qui crée une drôle de symphonie avec le bruit du moulin qui est toujours à plein régime, et qui va bien finir par nous péter à la gueule à un moment ou à un autre. Le gars me propose un gorgeon de Raki, mais je refuse parce que c'est vraiment dégueulasse ce truc-là. Genre Pastis, mais en pire (excuses aux amateurs de pastis). Quand le gus me dépose devant l'hôtel (il ne descend pas de la voiture because la pédale des gaz), je récupère mon sac qui par miracle n'a pas chut sur le macadam, j'écoute mon taxi du jour s'éloigner.
Quand, au bout de cinq minutes je ne perçois plus le bruit, je me demande si tout cela est vraiment arrivé... Peut-être que j'ai un peu forcé sur les San-antonio il y a quelques années, et que du coup j'ai une tendance au délire hallucinatoire burlesque ? Je repense à l'accident de car, à la marche arrière du train en Bulgarie, ha ça... Ca fait pas un mois que je suis parti, et pourtant il m'en est arrivé des trucs saugrenus... Ce voyage serait-il placé sous le signe de la cocasserie ? Ma foi, espérons-le...
Donc, je rentre dans l'hôtel. Une odeur épouvantable règne là-dedans. La seule chose de vrai sur cet hôtel que j'ai pu lire dans le Lonely Planet est que Ömher, à l'accueil, est fort sympathique. Il me prescrit d'office une chambre double avec toilettes et salle de bain individuelle, à 10 euros la nuit. Ce n'était pas vraiment ce que je souhaitais, mais si en été le dortoir est plein d'occidentaux (et talles) sympathiques, en hiver la clientèle est exclusivement masculine et locale, et c'est vrai que je fais sans doute un peu tache avec ma peau-cachet-d'aspirine et mes fringues européennes au milieu de ces gens qui ont l'air, sans méchanceté aucune, d'être tous les SDF de Kayseri venus trouver refuge dans un hôtel bon marché en cette rude nuit hivernale. Et puis, quand je vois à quoi ressemblent mes sanitaires individuels, je préfère m'abstenir de ne serait-ce qu'imaginer ce que peuvent être les douches collectives. Je vous ai dit que je trouvais ça un peu sale, le Star cave hôtel ? Rectification, c'était le top de l'hygiène comparé a ça.
Je prends le parti d’en faire abstraction, et une nouvelle fois je me glisse dans mon sac de couchage, histoire d'être en super-forme pour ma journée ski et montagne prévue le lendemain.
Le matin com’ d'hab (ou je ne m'appelle plus Audoin), la sonnerie de mon réveil ne me réveille justement pas. Neuf heures moins le quart. Je saute dans ma combi, et me presse à l'accueil pour que l'on me donne des indications sur la manière de joindre Yayltaya (ou un truc du genre), qui est la "station" de ski du coin. Hömher, gentillesse turque oblige, ni ne m'explique ni ne me fait un plan, mais me conduit à la gare d'autobus adéquat, et au pas de course siouplait, malgré ses soixante printemps bien tassés. J'arrive au moment où le bus s'apprête à décoller. Merci Hömher!  Un truc que je n'ai pas trop compris dans le minibus, c'est pourquoi les gens attendent le moment où la route fait des épingles à cheveux pour payer leur trajet, directement au chauffeur qui-plus-est.
Vu que j'ai eu la dernière "place" sur une sorte de boite en bois, à côté du chauffeur, les clients m'utilisent comme intermédiaire pour lui passer leur argent, et ce dernier m'utilise comme intermédiaire pour leur rendre leur monnaie. J'ai des billets et des pièces dans tous les sens, je finis par m'y perdre, très gêné.
Les voyageurs comprennent ma confusion, se foutent gentiment de moi et me font des signes avec leurs doigts pour me dire combien je dois leur rendre. Pour le "service" que j'ai rendu et sans tenir compte de sa qualité plus que médiocre, le chauffeur me fait cadeau du prix du transport. J'arrive à Yayltaya (ou un truc du genre). Je comprends pourquoi l'endroit n'attire pas les fans de glisse nationaux et internationaux, ce n'est pas vraiment le paradis du ski au sens alpin, communément admis du terme. Il y a un télésiège et un téléski, et pas de pistes balisées. Sur le "front de neige", pas d’hôtel, un resto et demi, deux ski shops si j'ose dire, installés dans des préfabriqués. Je vais pour louer le matos. Je m'y attendais, mais pas à ce point là, ce n'est pas vraiment moderne. Les skis dits paraboliques ne sont pas encore parvenus jusqu’à ce volcan. Je me retrouve donc avec une paire de Rossignol 7S (qui fût, pour les connaisseurs, un excellent modèle il y a une quinzaine d'années) de 2m10 de long. Il me faudra bien deux ou trois descentes pour retrouver mes vieux réflexes, le ski en dérapage (et avec des carres usées jusqu'au noyau du ski, c'est pas évident du tout). Surtout que, bien que ma cheville ne me fasse plus vraiment souffrir, je garde à l'esprit que la chute ne fait pas partie du jeu. Ici, il faut payer pour chaque remontée. Je me choppe dix tickets pour les pioches, c'est plus marrant et deux fois moins cher que le télésiège, et puis les deux aboutissent exactement au même point.
Le problème, c'est que c'est jour-blanc, sur Erciyes Dagi…
C’est-à-dire, pour les non-initiés, que la luminosité et les nuages forment un éclairage très blanc et uniforme, ne permettent pas de distinguer les reliefs, ce qui impose une vitesse des plus modestes, et une disponibilité accrue au niveau des cuisses pour être continuellement en mesure d'absorber les irrégularités du terrain (et vu qu'il n'y a pas vraiment de pistes, les dite-irregularités peuvent être des bosses d'un mètre de haut). Ca, c'est la première heure de ski. Mais quelque temps plus tard, les nuages viennent complètement lécher le volcan, et la visibilité se réduit progressivement, pour atteindre un tout petit mètre... Dangereux, et pas très intéressant de skier dans ces conditions. Sur le coup de midi, la visibilité est pour ainsi dire nulle, et mon téléski ferme... Bouh... Je n'ai pas vu grand chose d'Erciyes, moi qui attendais tant de cette rencontre... Autant le burlesque est au rendez-vous, autant point-de-vue montagne je ne suis pas très veinard, je trouve. Je rends le "matériel", récupère mon passeport.
La navette retour pour Kayseri passe à dix-huit heures. Pas question de me les geler pendant 6 heures, je tente l'auto-stop. La première voiture me prend, il s'agit de deux moniteurs de ski dépités comme moi, par la météo capricieuse. Sur le chemin du retour, on stoppe dans une vielle ferme, pour acheter du lait et du yaourt. Ce yaourt est tellement bon ! c'est frais, « c'est goutu, ça fait du bien par où ça passe », comme dirait l'autre. J'en bois (car ici le yaourt est si liquide qu'il se boit dans des verres, comme en Bulgarie d'ailleurs) au moins 300g.
Je me rends compte que mes deux moniteurs de ski font un énorme détour pour me poser à côté de mon hôtel, alors que j'avais justement insisté pour que ce ne soit pas le cas. Encore un exemple de la générosité turque.
Le lendemain (donc aujourd'hui), vu que la météo n'est pas meilleure que la veille, je remballe mes affaires et décide de prendre un train pour Ankara. Sur le chemin de la gare, je me fais accoster par un jeune des plus sympathiques, qui me propose de visiter l'Antique Bazar, construit en 1400 et quelques.
Je yes, why not ?, et lui emboîte le pas. Je découvre ce vieux bâtiment qui fait plus authentique que ce que j'ai pu voir à Istanbul car il n'a pas été (trop) restauré. Les plafonds sont voûtés entre des piliers, et sur chaque voûte sont percées de petites fenêtres rectangulaires qui permettaient autrefois de connaître l'heure en fonction de la luminosité relative de chacune d'elle (qui indique la position du soleil). Très astucieux... Devant tant de connaissances de mon ami, je lui demande s'il est guide touristique. Non, marchand de tapis. D'ailleurs, il est en train de me conduire dans sa boutique, tout naturellement. J'aurais du m'en douter, cela m'est arrivé mille fois depuis mon arrivée en Turquie...
Il veut absolument que je sois son premier client de l'année. A Kayseri, il existe une tradition qui veut que la première vente de tapis de l'année porte bonheur pour tout le bizness à venir, ainsi qu'à l'acheteur. Le tapis porte-bonheur ne doit pas être vendu plus de la moitié de sa valeur estimée. Il paraît que lorsque l'affaire est conclue, il crie je ne sais pas quoi dans tout le bazar, et que les autres marchands doivent lui répondre un autre truc rituel. J'ai un peu de mal à croire qu'il n'a pas vendu une seule carpette depuis plusieurs mois, et pourtant je me rendrai compte par la suite que c'est vrai... Dans sa boutique, il y a son frère, sa femme et son paternel. Evidemment, on me propose immédiatement  le thé, cigarette, gâteaux, et c'est le grand déballage qui commence. Je suis un peu gêné car je n'ai évidemment pas l'intention d'acheter une carpette, ce que je leur dis et répète, mais le vendeur croit en sa bonne étoile et insiste. Et il a raison…
Pourtant, je m'étais juré de traverser la Turquie sans acheter un tapis (ce qui est un défi en soi, il faudrait que je cherche sur Internet si quelqu'un prétend avoir déjà accompli cet exploit). D'ailleurs je n'aime pas tellement les tapis. Mais, dans le déballage, je flashe sur l'un d'eux. Il est fin, très fin, avec des couleurs vives et légèrement brillantes, et des motifs aléatoires. Avant même que je n'ai montré mon intérêt pour celui-ci, il le met à côté d'un autre qui lui ressemble un peu, et ils contrastent réellement avec tous les autres. Il m'explique que ces deux là sont d'une qualité nettement supérieure aux autres, sort un mètre pour me montrer que le nombre de mailles au cm est nettement supérieur à celui des autres tapis. A vrai dire, je me fous que la qualité soit supérieure aux autres; ce qui m'intrigue pour l'instant, c'est que ce tapis me plaît, que je le trouve joli alors que je n'aime habituellement pas les tapis. Je sens que je vais craquer.
Décidément, ils sont trop forts, ces Karpet-sellers. Et puis, dorénavant, lorsque l'un deux m'accostera dans la rue, je pourrai lui répondre que « non merci j'ai déjà donné » avec l'aplomb du mec qui ne ment pas. C'est ça, riez, moquez vous... Ben oui, j'ai acheté un tapis, et alors ? Et même, je ne regrette pas. Le fait est que je suis en train d'exploser mon budget, et qu'il va falloir par la suite faire des économies. Enfin, on verra ça après avoir quitté la Turquie et expédié en France mon beau tapis. Pour en finir, après avoir longuement négocié, vient la poignée de main qui vaut contrat. Mon marchand de tapis sort alors effectivement dans le bazar, avec son grand sourire, et braille un truc qui m'échappe évidemment (car je ne parle pas encore tout à fait couramment le Turc), et effectivement des autres boutiques sortent des vendeurs, qui serrent la main de mon heureux vendeur, et regardent un peu à travers la vitrine quelle tête à cet inespéré client hivernal. Ensuite, il y a comme un air de fête. Je mets quelques mots dans le livre d'or, et je constate en effet que la dernière vente date de Novembre 2006. Et puis, en plus du dixième thé, je me fais carrément offrir le repas, que je partage avec la petite famille. Très sympa. Ces gens sont vraiment très chaleureux. (je vois d'ici la tête de ceux d'entre vous qui pensent que tout ceci est une habile mise en scène qui se répète pour chaque pingouin occidental égaré. Et bien peut-être, mais à vrai dire je m'en fous. je trouve que cette histoire est jolie, un point c'est tout) C'est ma chère maman qui va être contente de pouvoir étaler fièrement dans son salon mon magnifique tapis en attendant mon retour, à la réception du colis...
Et bien voilà. Présentement, nous attendons le train pour Ankara (le tapis et moi, je veux dire), qui passe à minuit. Petite subtilité de l'horaire sur le trajet Kayseri-Ankara : Un train à midi (que j'ai raté puisque j'étais en train d'acheter un tapis), le suivant à minuit, puis un toutes les heures jusqu'à cinq heures du mat ! J'imagine que cela correspond à un besoin de la population, encore qu'après avoir demandé des explications à la famille Tapis, ils trouvent cela aussi farfelu que moi.
Et bien mes amis, ce sera tout pour aujourd'hui. Normalement, prochain message d'Ankara. Plus que trois jours avant la réponse pour mon visa Iranien. J'ai un très mauvais pressentiment... Cette affaire est louche, je dois juste me présenter au consulat avec mon passeport, alors que partout j'ai lu que normalement ils donnent un petit numéro à présenter avec son passeport. Si ça foire, ne vous inquiétez pas : J'ai établi un itinéraire de secours qui promet d'autres palpitantes aventures, les montagnes en moins. Enfin, on verra bien !

 

Bien le bonsoir chers Terriens de Partout et d'ailleurs ...

(et va te faire f....., Hardisson !)


Publié à 08:08, le jeudi 15 février 2007, Kayseri
Mots clefs : storycarpetteDagiercyesSki


Salut Terrien !

21:31, jeudi 15 février 2007 .. Publié par un oncle, un vrai
Continue à nous faire du bien avec tes narrations : si ton compteur de blog augmente, ce n'est pas parce que nous nous inquiétons mais aprce que tes récits deviennent une drogue et le plaisir est insatiable. Effectivement, tous les jours, je regarde ce que tu auras peut-être posté. Chaque fois que je vois un nouvel article, je me dis Chouette, je vais prendre du plaisir ! Intuile de te dire ma déception quand il n'y a rien de nouveau. Continue à te fair eplaisir, et à nous faire plaisir !!! A Murat, la semaine prochaine, nous penserons bien à toi et profiterons de tes montagnes.

histoire de tapis ...

13:54, vendredi 16 février 2007 .. Publié par MonPapa!
Audoin, ce qui m'intrigue dans ta dernière livraison, c'est l'avenir de ce tapis que tu viens d'acquérir. Mais avant toute chose, faisons taire les railleurs, les cyniques, les jaloux : Oui, Audoin a acheté un tapis ! Et alors ? Qui, s'étant rendu en Cappadoce, n'en est pas revenu avec un (voire plusieurs) tapis dans ses bagages ? J'en ai même un sous les pieds ...
Non ce qui m'interpelle, c'est l'arrivée dans ton récit de ce personnage qui semble avoir déjà pris une certaine consistance et qui, avons nous compris, va te tenir compagnie pour toute la suite de ton parcours tel un nouveau Robinson. En général, les "tapis d'Orient" s'en vont vers l'occident ; il est plus rare de les voir prendre la route de l'Asie et pour un si long trajet… Qu'en adviendra t'il ? Quel sort le Destin réserve t'il à ce tapis ? Cela nous promet des aventures palpitantes… J'imagine même que tu en viennes à changer le titre de ton blog pour devenir, par exemple, "Les aventures d'un tapis voyageur", ou bien, "Audoin et moi : histoire d'un tapis écologique donc non volant".
Allez, trève de balivernes. Bon séjour à Ankara où tu ressentiras sans doute le poids de Mustapha Kemal Atatürk, tant la ville est imprégnée de la présence du fondateur de la Turquie moderne. Et bon vent pour la suite, car c'est maintenant que les choses sérieuses vont commencer …

unterriensurterre bien terre a terre : tapis postal...

14:35, vendredi 16 février 2007 .. Publié par Audoın (moi, quoi)
Salut mon papa, et bravo pour ce commentaire sur mon tapis... Cest vrai que j'aımerai bien le garder avec moi (d'ailleurs je me suis empresse de l'etaler sur le sol de ma chambre d'hotel, maıs non, c'est impossible... Car je l'ai aussi maudit tout a l'heure, ainsi que d'autres babioles, lorsque j'ai rejoint mon hotel a pattes... Donc, le fin mot de l'histoıre, c'est qu'il rejoindra l'occident par voie postale... Voila !

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