DOGU EKSPRESI, porte moi loin d'ankara !

DOGU EKSPRESSI

Il me semble que c'est la toute première fois de ma vie que je fais un trajet de 24h en train (pour faire 900 bornes). J'ai quitté Ankara hier à 18h, à destination d'Erzurum, ville du nord-est de la Turquie, 402 000 habitants, 1900m d'altitude. J'ai pris à la dernière minute un billet de seconde classe, sans réservation, ce qui ne me garantit pas de place assise. Sur le quai, je retrouve un couple de français, aperçus la veille à l'ambassade d'Iran. Nous nous installons ensemble dans un compartiment. Bien qu'un peu vétustes, les compartiments de seconde classe sont relativement agréables : 6 places seulement, sièges chauffants (un peu trop, même), et surtout possibilité d'ouvrir la fenêtre. Nous nous retrouvons à 7 dans le compartiment, un énorme turc un peu étrange étant venu s'intercaler sur la banquette entre deux places, alors que nombre de compartiments offrent encore des sièges disponibles. Il me regarde dévorer mon sandwich d'un air réprobateur, parce que quelques miettes choient sur le lino... Il va même jusqu'à ramasser les plus grosses pour les mettre dans la poubelle, en poussant des soupirs bien sonores, et me jette des regards noirs... Cela ne l'empêche pas quelques minutes plus tard de s'allumer une clope et de taper ses cendres qui tombent sur le sol. Ma Française de voisine le lui fait remarquer, et le colosse se met à rougir ! Il quitte le compart avec un air tout gêné... Les autres voyageurs de notre cabine descendent au gré des nombreux arrêts, et mes amis français me quittent au petit matin; je continue donc le trajet seul. La nature est grandiose, et la lenteur de la marche me laisse tout le loisir de la contempler...

La voie devenue voie unique depuıs Kayseri suit, comme souvent en montagne, le lit d'une rivière agitée. Les viaducs, remblais, tunnels et tranchées se succèdent, m'offrant des points de vue variés. Tantôt le regard se heurte à des falaises escarpées, tantôt la vallée se fait plus large, et au bénéfice d'un virage j'aperçois l'horizon et ses massifs enneigés. En traversant le train pour rejoindre la voiture-restaurant, je constate que la plupart des Turcs sont également hypnotisés par les paysages que nous offre le parcours de ce tortillard, à travers les vallées anatoliennes. Dans la-dite voiture-restaurant, je rencontre un anglais-belge-photographe-écrivain qui rejoint la Georgie pour trouver l'inspiration, et dérouiller son vieux Leica. On tape le Nescafé et le brin de causette, le temps de trois ou quatre arrêts. Il est comme moi, assez fasciné par les installations ferroviaires, alors je lui raconte ce que je sais sur cette ligne, à savoir qu'elle fut construite par les Allemands à la fin des années trente, moyennant un contrôle militaire sur une bande s'étendant de part et d'autre du tracé sur une distance de 50 km. Il confirme mes dires, affirmant avoir aperçu sur le bord de la voie des tas de rails à peine rouillés marqués KRUPS 1938, et estampillés du lugubre fanion National-Socialiste….

Il y a de très nombreuses gares sur le parcours (d'ailleurs le train devrait plutôt s'appeler Dogu Omnibus il me semble, mais en Turquie tous les trains sont des Express, qui ne dépassent au grand jamais la vitesse de 60km/h...), très pittoresques. Sans doute sont-elles parfois le seul point d'accès de certains villages accrochés dans la montagne inaccessible. A chaque fois des voyageurs descendent, d'autres montent; bien souvent des anciens au dos voûté, et à la démarche hésitante, assistés par leur fils ou petit-fils. Le Dogu Ekspressi, avec charme et lenteur, me semble assurer pleinement son rôle de trait d'union entre quelques ilots de vie, villages à la population vieillissante, perdus dans l'immensité inerte des massifs rocheux de l'Anatolie. 

Mater les incroyables images du Dogu Ekspressi (commencez a la photo intitulee Turquie- Ankara - Gare en marbre blanc , puis cliquer sur la GAUCHE de la photo pour voir la suite)

VISA-SUSPENS
Pas fâché de quitter la capitale ! Et pourtant, tout a bien failli basculer à la suite d'une impromptue question : "Are you Jewish ?"...
Ambassade d'Iran. Mon dossier n'a pas été transmis d'Istanbul, sı bien que je remplis un nouveau formulaıre, dépose deux nouvelles photos, et on m'assure que mon tıcket sera prêt dans une heure ! Comme quoi, ces delais de 10 jours, c'est bıen histoire de faire mariner un peu des occidentaux avides de découvrir la mythique Perse ! Et une heure plus tard, voila la drôle de question que me pose le fonctionnaire diplomatique...
"- No, I'm catholic, je réponds d'une voie franche.
- And... Your father ?
- Also catholic...
- And... your mother ?
- Of course she is catholic !"
Le gars me scrute jusqu'au nerf optique, je ne sourcille pas. Puis, il se retire, sans que je sache ce qu'il en est, m'invitant de fait à patienter de nouveau. Le suspens en est à son comble. Je réalise que c'est sans doute du fait du  prénom de mon père que j'ai droit à l'interrogatoire maison. Le pire, c'est que c'est même pas un prénom Juif. Sûr que, si ma mère avait eu un prénom connote, je me faisais refouler illico-presto... Mais bon, une heure plus tard le poseur-de-questions revient avec mon passeport, estampillé du précieux sésame. Youpi !
Ouf ! Voilà qui me redonne le sourire et la bonne humeur, qui faisait vraiment défaut depuis deux jours, suite à une série de désenchantements et arnaques successives.

ANKARNAQUES
J'ai repéré, dans le quartier de l'hôtel des établissements qui se présentent tous de la même manière : Enseignes très colorées, tarifs des consommations affichées à l'extérieur (et un peu plus élevés qu'ailleurs, deux mastodontes qui gardent l'entrée, et de la musique rythmée qui s'échappe, malgré les portes toujours fermées. Ca m'a tout l'air d'être des discothèques, alors un soir je me dis que je vais aller y faire un tour, histoire de voir un peu comment se trémousse la jeunesse Turque de la capitale. Je passe à l'hôtel pour me débarrasser de mes papiers et de mes sous, ne gardant sur moi que de quoi écluser une bière ou deux, et puis je pénètre dans la première boite venue.
OK,OK... On m'indique une table libre; je commande une mousse et reluque un peu le lieu et l'assistance. Celle-ci se compose en majorité de femmes pas très jolies, et pas très vêtues non plus. Mon esprit affûté, assisté de mon oeil avisé me suggèrent que la vertu de ces dames ne doit pas être beaucoup plus large que le bout de tissu qui leur sert de minijupe. A ce moment-là, et bien j'aurais dû vider et payer mon godet puis déguerpir, n'étant pas fondamentalement intéressé par ce que ce "commerce" a à me proposer... Mais moi, vous me connaissez ? Et bien oui, que voulez-vous, je suis curieux. Je décide donc de ne pas spécialement m'attarder, mais je commande tout de même une autre biére. Au bout d'une minute vingt-sept secondes, j'ai deux voisines de table, qui se commandent chacune un Raki. Je souris poliment, mais comme vous pouvez l'imaginer je n'ai pas grand-chose à raconter à ces "demoiselles". Vu que je les ignore royalement, l'une d'elles prend l'initiative, et me sort en une seule fois tout son vocabulaire anglais : "Sexe ? Hotel?". Je m'empresse de répondre que no sexe et qu'encore moins hôtel, alors elles se lèvent et disparaissent, contrairement au serveur (qui apparaît). Sur le petit bout de papier : Quarante millions ! On m'explique que la "note" inclut les consommations de ces dames, et moi j'explique que j'en ai rien à foutre, que de toutes façons je n'ai que dix millions sur moi, ce qui est déjà bien généreux pour deux bières à quatre millions l'unité. Las de discussions inutiles, je pose mon bifton de dix sur la table et me dirige comme une flèche vers la sortie. Ma course est entravée par une main géante qui me saisit fermement le bras. Cinq messieurs- pas du genre fil de fer- m'invitent à regagner mon « seat ». Le patron de cette maudite taule se pointe. Il a une gueule qui fait peur, genre « Le retour des Vampires » vous voyez ? Il me tend un autre bout de papier, avec inscrit  cent millions. En chiffres : 100 000 000. Ben voyons...  A ce moment-là, j'aime autant vous dire que je ne suis pas fiérot. Je me dis que ma jolie frimousse de french-lover risque fort d'évoluer vers autre chose, plus proche du hachis Parmentier peut-être, et ce, dans un avenir un peu trop proche à mon goût... Bref, ne sachant trop que faire, je tends mon portefeuille au propriétaire de la face aux milles et une cicatrices, soumis. Ce dernier le fouille minutieusement, et, à ma grande surprise, en sort deux billets de vingt millions, que j'avais sans doute cachés là à mon arrivée en Turquie ! Alors, en vertu des vertus pacificatrices de l'argent, ces messieurs fort peu courtois m'escortent jusqu'à la rue. Voilà comment un coq français se fait plumer pour cinquante millions de Liras en dix minutes chrono ! CQFD
Le lendemain, j'ai eu droit a d'autres petits coups de malice, dont je vous (et me) fait grâce, sauf la derniére ankarnaque en date parce qu'elle est trop belle...
Je rentre chez un photographe pour acheter une péloche a 6 millions. Depuis la veille, j'évite de donner plus que je ne dois, certains commerçants se montrant réticents pour rendre la monnaie. Flûte et reflûte, je n'ai qu'un billet de vingt et de la menue monnaie. Je lui tends donc mon billet, la peur au ventre. Le commerçant me ren un billet de 10. Bon. Chez moi, vingt moins six ça fait quatorze, et chez vous aussi j'imagine. Je lui explique notre point de vue. Il fait mine de comprendre, mais au lieu d'ouvrır la caisse, il écrit dix millions sur une étiquette qu'ıl colle par dessus la précédente, sur le présentoir !!! En plus il me nargue d'un petit sourire en coin et d'un hochement d'épaule... Je quitte la boutique, en ayant pris soin de renverser préalablement un présentoir entier de prospectus. Un quart d'heure plus tard, je repasse devant la boutique, le prix de la péloche est retombé a 6 millions...
Entre vous et moi, cette ville commence sérieusement à me taper sur le système !

ANKARA EN (TRES) BREF
Ankara, capitale de la Turquie, 800m d'altitude, 4,5 millions d'habitants, et bien ce n'est pas très joli... En plus, les quartiers que l'on conseille dans les guides et sur Internet ne présentent aucun, mais alors strictement aucun intérêt ! Kizilay par exemple, et bien faîtes moi confiance, autant rester à Pantruche et se payer un ticket de métro pour Montparnasse, ça fait économiser quelques centaines d'euros. Panneaux publicitaires de 15m de côté, circulation insensée et ses rejets dégoûtants, bâtiments modernes abritant boutiques de mode et de téléphone portables, fast-food dégoûtants et hors de prix, voilà tout ce que l'on peut admirer à Kizilay. C'est un centre commercial géant, dans lequel déambulent comme des machines-à-consommer une population occidentalisée jusqu'aux derniers neurones. Non merci, très peu pour moi. Les autres quartiers sont un peu tristes, gris, et toujours aussi pollués. Rien de bien folichon. Il y a, comme dans toutes les capitales le quartier administratif, le quartier des hôtels de luxe, le campus-pour-étudiants-des-provinces. Les gens pressés, le poids du capital sur leurs épaules, et la consommation de masse comme nécessité vitale érigée en certitude absolue, comme dans toutes les grandes villes.
Bref, je n'ai rien à foutre ici. Bon, pour relativiser, pour ne pas passer pour un dictateur de la pensée, je rends à Ankara ses nombreux musées, le mausolée d'Atatürk, ainsi que ses nombreux parcs et espaces verts, entretenus au millimètre par une légion de jardiniers. Une nécessité que ces parcs publics, pour les citadins qui les fréquentent beaucoup, histoire d’offrir un peu de répit a leurs poumons encrassés.
Enfin et surtout, à Ankara il y a le quartier d'ULUS...

ULUS
Si vous avez déjà regardé les photos d'Ankara, vous n'aurez pas manqué de constater que je suis tombé raide-dingue de cet endroit très spécial, de ce village oublié du temps. (mais pour combien de temps encore ?  Il me semble déjà entendre au loin vrombir les bulldozers, qui inéluctablement, et sans doute dans un avenir proche, rempliront leur mission de destruction et d'homogénéisation, imposée par la vision moderne du "progrés" que seuls les fous et les inconscients osent remettre en cause). Ulus est le plus vieux (et de loin le plus beau) quartier d'Ankara. Il inclut la citadelle et son rocher, ainsi que les deux ou trois collines avoisinantes.
A l'ambassade d'Iran, j'ai rencontré Adrien, un "french-hard-routard" (autostop + hoapitality-club) qui est comme moi blasé par Ankara. Nous décidons de passer la journée ensemble, et je lui propose une excursion a Ulus, qu'il n'a pas encore visité. J’ai très envie de retourner là-bas, mais pas forcément tout seul, depuis l'épisode de l'émeute infantile, et celui plus récent du racket dans le café-olé-olé. Vu que le ciel est sans nuages, nous commençons par monter à la citadelle, histoire d'avoir une vue d'ensemble, et de prendre quelques photos. De là-haut, je suis fasciné comme la première fois par la colline très haute et très escarpée, juste en face. Je constate qu'Adrien est aussi attiré que moi, that's why nous redescendons de notre perchoir, direction le point culminant d'Ankara. Durant la montée, nous croisons de nombreux bambinos, le visage et les mains terreuses, qui nous mendient de l'argent, à boire, et insistent toujours autant pour poser devant nos objectifs. Il y a également quelques vieillards, tous très étonnés de voir deux étrangers dans leur quartier-village qui, reconnaissons-le, par certains aspects ressemble à un bidonville. Des jeunes femmes, voilées et habillées traditionnellement s'occupent de tâches ménagères: étendre le linge, ramoner les conduits des poêles à charbon. Elles-aussi sont très surprises de notre visite. Incontestablement, nous sommes l'attraction du jour ! Ca crie,ça rie, ça gesticule. Elles nous demandent de les prendre en photo, découvrent un peu leur visage, puis avant que nous ayons eu le temps d'appuyer sur le déclencheur, elles se ravisent brusquement, nous cachent de nouveau leur lumineuse beauté et s'enfuient en riant... Nous faisons mine de partir, alors comme par magie, elles re-apparaissent et le petit jeu se reproduit... (soit dit en passant, c'est bien dommage pour vous, mais je n'ai pas réussi à faire une photo nette de l'une d’entre elles dans ces conditions). On dirait des enfants ! Il est probable que ces jeunes femmes qui peuvent avoir vingt à vingt-cinq ans n'ont jamais mis un pied hors du petit monde d'Ulus. Leurs pères, puis leurs maris décidant de tout pour elles, gardent jalousement le secret de leur fabuleuse beauté.
Vers quatre heures et demi, alors que nous approchons du sommet, un homme, le premier que nous croisons depuis que nous sillonnons cette colline (mis-à part quelques vieillards dont j'ai parlé) vient à notre rencontre en gesticulant. Il nous explique en mimes que l'endroit est dangereux, que l'on va se faire tabasser et voler notre matériel photo. Sympa de nous prévenir. Et, bien que dans le calme, la paix et le silence qui règnent ici, son discours paniqué semble un peu surréaliste, nous prenons le parti de lui faire confiance. Mais le sommet n'est plus qu'à quelques mètres...Deux ou trois ruines à traverser, un rocher à escalader, et après seulement on redescend, OK ? L'homme bienveillant comprend notre frustration, mais avant de nous laisser, il nous fait promettre de quitter la colline à cinq heures au plus tard. Du coup, après avoir atteint le sommet et pris les photos de circonstance (pas moi parce que j'ai grillé tout mon film de réserve lors de la montée), nous ne nous attardons guère. Les cinq heures approchent, et lors de la descente nous croisons cette fois-ci de nombreux hommes qui eux,  montent, et nous gratifient au passages de regards pas franchement affectifs... En passant devant une maison, un groupe d'hommes sort brusquement et nous encadre. Ce doit être la mafia locale, ils portent tous blousons noirs et lunettes sombres; une bagnole à vingt briques stationne devant la bicoque. Le premier contact avec ces messieurs n'est pas franchement amical... Mais constatant que nous sommes étrangers, et cédant à leur hospitalité génétique, le ton change, et ils nous invitent à prendre le thé ! Je passe la porte, une intense odeur de weed envahit mes narines, et je constate qu'il y a encore trois ou quatre personnes là-dedans. Donc, on tombe d'accord avec Adrien pour dire qu'il est certainement plus sage de boire le thé à l'extérieur, à la vue de tous. Nos hôtes comprennent notre méfiance, sans pour autant l'interpréter comme une insulte, et nous buvons donc notre Turkish tea tous ensemble dans la rue. Ils nous font comprendre que notre place n'est pas ici et qu'il faut qu'on parte. L'un deux mime de manière très réaliste le vol de l'appareil digital qu'Adrien porte en bandoulière. Il y a fort à parier que si nous avions été deux jeunes Turcs, nous laissions notre santé et nos précieuses boites à images dans cette rencontre avec ces gens... D'ailleurs, le soir même,  j'ai discuté avec des étudiants qui m'ont avoué n'avoir jamais osé s'aventurer dans cette partie de leur ville.

Pour en finir avec Ulus, que je quitte avec une certaine tristesse, mais heureux quand même d'y être arrivé avant les bulldozers, je tiens à signaler que le guide du routard, le Lonely-planet et certains touristes sur des forums internetiques affirment qu'il n'y a rien à faire ou à voir sur ces collines, hormis la visite de la citadelle. Ils recommandent par contre de passer du bon temps à Kizilay, pardi... Et bien le guide d'un Terrien sur terre vous certifie qu'hormis quelques muses et le mausolée d'Atatürk, Ulus est le seul et unique intérêt d'Ankara pour un voyageur qui a autre chose à foutre qu'aller claquer du pognon dans un centre commercial sans âme, si tant est qu'effectivement l'on s'y promène de jour, en toute humilité et en respectant ses habitants.

Et bien voilà, ce sera tout pour aujourd'hui... Je vous souhaite à tous une bonne nuit et de faire d'aussi beaux rêves que moi !

 Ah, non, j'allais oublier... Je me permets de signaler qu'un article comme celui-là, c'est au moins six heures de boulot, oui, oui ! Donc, ce qui serait sympa, vous qui me lisez, ce serait de laisser des p’tits commentaires... Ca vous prend une minute cinquante-sept secondes, et moi ça me fait bien plaisir, ça permet d'avoir un p'tit retour, d'ac ? Et puis, à force, je risque de me lasser (meme si j'ai beaucoup de plaisir a ecrire), ce qui risque de se ressentir sur la qualité (et surtout sur la longueur, ex : suis bien arrive a Erzurum STOP Meteo ok, pas facher de quitter ;Ankara STOP Vous recontacte avant quitter Turquie pour Iran STOP) Je vous fait profiter de mon voyage en recopiant une bonne partie de mes carnets sur ce site. J'aimerai bien savoir ce que cela reveille dans vos menages ou vous inspire. Unterriensurterre, c'est FREEDOM n'hesitez pas a raconter tout et nimporte quoi, en rapport ou non avec ce voyage, donnez moi des news de France et de l'actualite si ca vous chante. Dans la vie je prefere le DIALOGUE, normal non ? ATTENTION,  je n'attends pas pour autant de compliments idiots ou autres caresses dans le sens du poil, au contraire critiquez moi vigoureusement, réagissez en contradicteurs, traitez moi de prétentieux, d'ignare de menteur ou d'egocentric man, ça me plait !
D'ailleurs, je n'ai nul besoin de compliments, car je suis convaincu de la qualité de ce blog, de la justesse du ton, de la liberté du style, de l'infinie précision des descriptions, de la richesse et l'originalité de la narration; tout comme vous ne doutez pas des dimensions colossales de mon ego...........
Et merci Papa-Maman de jouer les correcteurs d'orthographe, sans quoi je serai démasqué, et passerai sans doute pour un vulgaire charlatan de la langue française ;-) ...


Publié à 08:16, le mercredi 21 février 2007, Erzurum
Mots clefs : traindoguekspressi


Des nouvelles de notre beau pays

08:09, jeudi 22 février 2007 .. Publié par Murat
Salut Didou, tu veux des commentaires, donc on va t'en faire. D'abord, ton texte n'a pas tant de fautes que çà, çà s'améliore ! A travers tes aventures romanesques et qui se terminent heureusement plutôt bien, je vois que tu deviens un peu plus précautionneux : tant mieux pour ton porte-monnaie, et pour toi, sachant que çà ne t'empêche pas de découvrir ce vaste monde. A Murat, les sommets ne sont pas aussi beaux que sur ta photo, mais quand même on en profite bien. On y voit aussi quelques personnes pittoresques de temps en temps, des gens avec une épaule immobilisée (je laisse le soin à la personne concernée de te faire le récit de ses exploits), un chien handicapé qui arrive quand même à se sauver de chez toi. Pour ma part, c'est le travail dans le jardin, comme d'hab, agrémenté de quelques ballades (dont une dans la petite "Mongolie") avec les paysages sublimes que tu connais si bien.
Bon courage pour la suite de tes aventures, merci pour ce que tu nous fais vivre à travers tes récits, et bonne continuation.

enfin...

12:38, jeudi 22 février 2007 .. Publié par Sandra
salut dodo,
50 millions ça fait combien d'euros?
tu te rappelles ce que c'est le 22 (du mois) si tu a oublié, je te le dirais à mon prochain commentaire.
à plus.

Modifié par dxontheearth le jeudi 22 février 2007 à 01:01

au sujet d'Ulus

13:38, jeudi 22 février 2007 .. Publié par Mam' la vraie
Si tu cherches dans les guides et autres, il est bien question d'Ulus (histoire de te contredire un peu). A titre d'exemple, voici un lien vers un site de guide...
http://www.planet-turquie-guide.com/ankara_1.htm
Et puis, chacun ne recherche pas les mêmes sensations, il en faut pour chacun;
Si les guides en parlaient trop, y aurais-tu été?


et voici le 1000 éme

20:29, jeudi 22 février 2007 .. Publié par Mam' la vraie (suite)
Ce 22, à +1mois, je tiens à faire remarquer que le cap des 1 000 visiteurs a été franchi.
Avec ou sans commentaires, les visites sont trés nombreuses, et sont bien la manifestation de l'intérêt de tous pour ton blog!!

ho, l'imprudent !

20:50, jeudi 22 février 2007 .. Publié par Autrefada
Hé, comment t'as fais, pour pas penser en entrant dans cte boite que tu prenais des risques??? t'as eu d la chance ce coup ci, mais fais gaffe la prochaine fois. ne réve pas trop, les hommes sont partout pareils!

Plus attention quand même tu devrais faire...

21:33, jeudi 22 février 2007 .. Publié par Yoda
Salut p'tit frère, t'y vas quand même un peu fort sur la critique, mais bon si tu poussais pas ton coup de gueule de temps en temps, on pourrait se poser des questions quant à l'autenticité de l'auteur..!! On voit quand même que t'as jms été dans une boite de strip tease à panam... mais bon fais quand même gaffe, et ne te fie pas forcément à la gentillesse des gens, surtout quand il s'agit de business.
Concernant tes récits c vraiment chouette, et même moi grand spécialiste de la lecture je ne me lasse pas de tes aventures (bien que tu me fasses faire un peu de soucis). Je suis content de voir que tu en profites vraiment...
Allez à très vite et prends bien soin de toi !

Commentaire sans titre

12:13, vendredi 23 février 2007 .. Publié par Anonymous
slt dodo
<br>j\'te trouve bien trop curieux pour faire se voyage
<br>maman ma dit que tu savais pas ce qu\'il y avait le 22 ...
<br>est bien ca faisait un mois que tu etais partis et oui plus que 11 fois ca et tu vas debarquer pour nous raconter des histoire completement bargeot
<br>bon en tous cas (je sais que tu veux pas de compliment mais je veux confirmer ce que tu dit) s\'est le mellieur bloc que j\'ai jamais vu.

Commentaire sans titre

15:34, vendredi 23 février 2007 .. Publié par Angé
Salut Audoin!!
Alors moi je te dis merci pour le quart d'heure de voyage que tu nous offres régulièrement à travers tes aventures...Et vu le nombre de visiteurs sur ton blog, il me semble que nous sommes beaucoup à penser ça! En tous cas continues à alimenter ton blog de récits et de photos (qui sont très bien faites d'ailleurs)!
Bizz de Belgique!

huberl HULUS!!

14:19, samedi 24 février 2007 .. Publié par vianney
Sympa le quartier!! pour moi c'est plus garrigue et maquis provençal, moins original mais bien reposant!!
Pour ton info Augustin qui est revenu d'Afrique du sud, veut faire partir les 220 mecs sous les tentes. Un fort (celui de nogent) devait être saisi mais il semble que les SDF refuse...
Content de lire tes prouesse littéraire. Pour l'info en France je te prédis que La pine fait 10% max et que les trois autres (ump, udf, ps) batailleront jusqu'au dernier..
pas très drôle ton histoire du visa en Iran alors je te propose cette blague de mon crû:
Que dit une pomme lorsqu'elle tombe de l'arbre?
Je veux pas être une POMME DE TERRE!!!
A plus

as tu deja vu la femme de Ray Charles????

19:23, dimanche 25 février 2007 .. Publié par Anonymous
Lui non plus!!!!!!! .... continus sale fourchette, les frites vont même plus dans les macdo tellement qu'elles attendent de ton blog.

Commentaire sans titre

00:06, lundi 26 février 2007 .. Publié par Anonymous
cher audoin désolée pour les fleurs mais ta vie à l\'air cool que dire de plus que lire ?j\'écrirais bientot un mail pour raconter à mon tour de trépidantes histoires parisiennes , j\'ai reçu un colis, sans mot malheureusement, merci pour l\'attention et le materiel et le journal du séducteur, est il quelque peu adéquate? je ne sais pas ce qu\'il en est je l\'ai pa lu bonne chance biz tu es très pas mal sur les photos... :)

Taha

12:32, lundi 26 février 2007 .. Publié par Mam' la vraie
Nous avons regardé les photos;
Dommage en effet que le temps ne soit pas meilleur!
Alors dis-nous, qui est Taha?

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en chantier... Désolé !




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