Comme sur des roulettes ! To go like clockwork !

NOUVEAU DANS L'ALBUM PHOTO : LES PHOTOS D'ABADEH, LES PREMIERES PHOTOS DE SHIRAZ !! Allez donc y jeter un coup d'oeil...

Salut à tous, amis lecteurs, vous qui participez de loin et par web interposé à ma petite vie en Iran... Il est vrai que les articles se font de plus en plus espacés. Ce qui signifie que mes journées sont de plus en plus remplies ! Oh, je ne vous oublie pas pour autant, mais il est vrai que ça devient compliqué de trouver un créneau pour vous transmettre mes impressions.

"Oh !! Audoin ! Ça alors ! Encore toi ??"... Vous devinez ? Bien vu ! Et oui, il s'agit bien du cri (de joie, j'espère) qu'a poussé Adrien (le french routard) en entrant dans ce café net, il y a quelques jours à Esfahan... Plutôt amusant, non ? Pourtant, l'Iran est un grand pays. A croire que nous sommes connectés de manière céleste, disposés à nous retrouver inéluctablement... Et, vu que l'on s'apprécie plutôt bien, nous passons cette dernière journée à Esfahan ensemble. A priori, ce sera la dernière fois que vous entendrez parler de mon pote Adrien sur ce blog, vu que son extension de visa a été refusée par les autorités (in)compétentes, et que par conséquent, il a dû filer straight right d'Esfahan à Zahedan, tandis que je compte bien m'attarder encore quelques jours en Iran. Alors ciao l'Adrien, et à la revoyure !

Le dernier article s'appelait "1386 : l'année du rire et de la bonne humeur perse". Vous l'aurez compris (j'espère), 1386, c'est la nouvelle année, entamée depuis Norooze, soit le 21 mars a 3h du mat. Attention, ne confondez pas avec les années arabes (ils en sont autour de 1600 et quelque, je crois), dont le calendrier est basé sur les cycles de la lune, et non du soleil comme le nôtre ou le calendrier persan. Soit dit en passant, les Perses détestent que l'on confonde leur culture ou leur langue avec la culture ou langue arabe. Ils ont toujours su résister à cette assimilation, qui fut jadis imposée par la violence des guerres, aujourd'hui par un gouvernement extrêmement pro-arabe. Pourquoi l'année du rire et de la bonne humeur ? Parce que celle-ci a débuté avec de joyeux éclats de voix qui ont retenti du côté d'Abadeh, petite cité de quelques milliers d'âmes entre Isfahan et Shiraz, dans le sud de l'Iran. Il faut dire que dans la famille de Samaneh, on aime bien rigoler... J'irai même jusqu'à dire que c'est un mode de vie !

Samaneh, vous vous rappelez ? Je l'ai rencontrée pour la première fois en visitant un château à Téhéran. Puis nous avons dîné ensemble, et elle m'a proposé de m'accueillir dans sa famille. Donc, la veille du Norouse, je la préviens du matin pour l'après-midi que si sa proposition tient toujours, je débarque avec grand plaisir dans son logis. Yes, ça marche! Je saute dans un bus, et rencontre Sahand et sa famille, forts sympathiques habitants d'Esfahan, en route pour passer le Norooze à Chiraz. Notre véhicule évolue dans un environnement que j'ose qualifier de semi désertique. Effectivement, la végétation n'existe que sur quelques parcelles parfaitement carrées, alimentées en eau par des canaux d'irrigation. Quand Dieu ou je ne sais qui, a créé la terre, il ne devait lui rester pour cet endroit qu'un pot de peinture jaune, et quelques nuances de cette couleur... Ainsi sont peints les montagnes et vastes espaces plats ou rien ne semble pouvoir pousser, que quadrillent des routes parfaitement longilignes et des lignes électriques jusqu'à l'horizon. Les constructions, villages, fermes ou forteresses en ruines sont faites de terre sèche ou encore de briques jaunes orange. Les seules exceptions, taches de couleur dans cet univers doré sont les hauts sommets blanchis par la neige, et, de loin en loin, une parcelle irriguée, vie fragile au coeur de cette contrée inerte, et dont le vert intense a quelque chose d'émouvant...

Mon voisin met fin à ce délire poétique d'un coup d'épaule pour me signaler que nous sommes à Abadeh, et que je dois descendre. Samaneh, sa soeur et son père m'attendent dans une Peykan, chouette ! Après les "hello, Salam", nous traversons Abadeh, direction la maison de cette petite famille. Tout le monde est ravi d'avoir un hôte étranger... J'imagine que dans ce village paumé au coeur de l'Iran, et pauvre de toute attraction ou curiosité, "l'Etranger" est une denrée rare, et donc précieuse. Je suis accueilli en conséquence... La maison est, pour l'idée que je m'en fais, quelque chose de typiquement perse. Peu de mobilier, et dans chaque pièce un grand tapis qui recouvre intégralement le sol. Très pratique pour la sieste d'après midi, lorsque, après manger, ceux qui ne fument pas le Narghileh s'allongent a même le sol pour un petit somme... Sur la table basse, il y a les "6 S". Traditionnellement, pour le Norouze, on orne la table de 6 aliments dont le nom commence par un S. Le seul que j'ai retenu est Seed, qui signifie pomme de terre... A part ça il y a une assiette dans laquelle est plantée de l'herbe (ciboulette ??), des graines de je ne sais quoi (Seed in english ??), plus des verres contenant des breuvages non identifiés. A tout ceci, la tradition a ajouté un bocal avec des poissons rouges. Quand je demande pourquoi des poissons rouges, est-ce que ça commence par S, on me répond que non, mais que c'est très joli (dans les rues d'Abadeh, il y a partout des vendeurs de poissons rouges, un peu comme nos vendeurs de muguet le 1er mai). Quelques minutes après moi débarque une autre famille, les cousins, avec oncle et tante... Hormis la petite dernière qui ne doit guère avoir plus de 6 ou 7 printemps, et les parents de Samaneh, tout ce petit monde parle anglais, ce qui est plutôt pratique pour communiquer... Comme toujours, les mêmes questions reviennent : "Est ce que tu te plais en Iran ?" et "quelle image avais-tu de ce pays avant de venir ?" et "que pense tu des iraniens ?" et "tu les trouves jolies les petites iraniennes ?" et "pourquoi avoir choisi ce pays ? et quel autre pays as tu visité ?", et j'en passe...

Il y a l'Oncle, ancien pilote militaire, qui parle évidemment anglais du fait de sa profession, mais qui manifestement préfère m'écouter, du moins pour le moment. Et, de temps en temps, il sort quelques mots en farsi et en me regardant droit dans les yeux, ce qui déclenche une tempête de rire... Sa femme se sent obligée d'ajouter, pour me rassurer "don't worry, he is joking...". Ça, j'ai bien compris que ce monsieur était un grand joker... La soirée va, comme ça, de fous rire en éclats de rire, plutôt joyeux, non ? A vrai dire, dans cette famille on aime se fendre la poire, et même : on le revendique ! Tout est prétexte a se bidonner, et spécialement ce soir de Norouze. Je ne vous ai pas présenté Siavash : c'est le cousin de Samaneh et de sa petite soeur Shaini, et donc le frère de Ghazal et de Shain, la petite dernière. Bref : le fils d'Iman et Abollah, le pilote en retraite... Ouh la, hou la... Don't panic ! Ce sera plus clair avec les photos. Et même : ceci n'a aucune importance...

Donc, pour en revenir, Siavash est étudiant en mécanique ou un truc du genre, mais ce qui le passionne, c'est le cinéma, la musique, le théâtre, le monde occidental... Comme sa soeur et ses cousines, il n'a qu'une idée en tête : pouvoir quitter l'Iran pour venir habiter en France ou en Suisse. Je leur promets, en toute sincérité, de faire mon possible pour les aider dans leur démarche après mon retour en France. Vers onze heures, voila un peu la tournure que prend la conversation, ça devient plus sérieux, on parle de la difficulté de vivre en Iran, de religion, d'oppression. Mais la vie, c'est fait pour se marrer, dixit Siavash ! Donc, le couz' cherche une idée pour se fendre la poire, et il trouve ! Un défilé de mode... Les uns après les autres, le père de Samaneh et celui de Siavash, puis ce dernier et moi même, nous défilons... Les téléphones portables et appareils photo immortalisent ces instants de poilade ultime... Tout ceci peut vous sembler un peu "bon enfant", et c'est vrai que ça l'est. Mais je vous assure que j'ai vraiment bien rigolé... Et puis, sans alcool, on fait ce qu'on peut ! Tout le monde semble s'entendre vraiment bien dans cette famille, et cela participe sans doute à ce fou rire qui semble ne jamais pouvoir s'arrêter... A minuit, le chef de famille décrète le couvre-feu, avec réveil a trois heures pour fêter le Norouze. Les cousins restent pour la nuit. L'avantage de dormir par terre n'importe ou sur des tapis, c'est que l'on peut loger un régiment (ou une famille nombreuse dans le cas présent) sans se soucier des couchages... Dans mon sommeil, il me semble encore entendre résonner ces rires. C'est bon... Et ce ne sont pas des rêves ! Car, à trois heures, ils ne m'ont pas réveillé les bougres !

Le lendemain, Abdollah nous drive, les quatre jeunes filles et moi, a la découverte (pour moi seulement) des quelques attraits touristiques du pays. Je découvre un impressionnant "frigo" antique, sorte de pyramide aux murs très épais dans lequel on entassait jadis de la glace en hiver, qui tenait toute l'année. Un arbre vieux de 4500 ans (vous ne me croyez pas ? Heureusement, j'ai fait des photos !). De vieilles mosquées, encore. De vieux tombeaux, toujours...

Au retour de cette promenade, nous nous rendons dans le village de famille de la famille, et tout d'abord dans la maison de vacance d'Abdullah et Iman, pour le déjeuner. Chicken kebab, puis narghileh et sieste. Après ça, nous, les jeunes, partons pour une petite promenade dans les jardins du village. Puis c'est la tournée des familles, où chacun a à coeur de me recevoir avec chaleur, thé, fruits et friandises. Le soir, tout le monde se retrouve chez les parents de Samaneh, et là, il y a vraiment beaucoup de monde... Donc, de quoi vraiment bien se marrer ! La soirée se finit en beauté par un défilé de mode général, mémorable...

Et puis, au matin, je dois partir... Il y a comme de la tristesse dans l'air. Moi, je viens de passer l'un des meilleurs moments de mon voyage. Eux, un Norouze mémorable, avec un étranger sympathique. Je réalise a ce moment à quel point cette notion d'hospitalité est un échange. Et puis, j'apprends. Et oui, recevoir l'hospitalité, c'est aussi quelque chose qui s'apprend ! Savoir donner le meilleur de soi-même, être joyeux et ouvert, découvrir les usages et les adopter. Echange général d'e-mails, avec la promesse de s'écrire, et peut être de se voir bientôt a Paris ? Sur le quai de la gare routière d'Abadeh, on aimerait bien tous s'embrasser, mais c'est interdit... Donc, on se dit au revoir comme ça, à travers les fenêtres dégueulasses de ce vieux bus Mercedes.

J'arrive à Shiraz. Il y a un monde terrible ! Des tentes (en Farsi : Tchador) partout, même sur le bord de l'autoroute ! Ah, oui, j'ai failli oublier ce petit détail marrant : sur le bord de l'autoroute, il y a aussi des vendeurs de tout et n'importe quoi, qui présentent leurs articles à bout de bras, à quelques centimètres des véhicules qui les dépassent a grande vitesse. Ce pays est quand même étonnant... Tout est interdit, réprimé, mais pendant Norouze, c'est la grande semaine du n'importe quoi... Les gens dorment dans des tentes, au bord de l'autoroute ou carrément dans les rues de la ville. En arrivant, j'appelle Sahand, qui m'a proposé trois jours plus tôt de me faire visiter la ville, ou de m'aider le cas échéant. Donc, on fait ensemble la tournée des hôtels. Au bout du dixième, on en trouve enfin un qui a une chambre qui n'attendait qu'un touriste français. C'est crade, c'est glauque c'est plein de moustiques (et moi je suis plein de boutons, maintenant !). Mais c'est pas cher ! Je me couche direct. Le lendemain, Sahand, son frère et sa mère me font visiter la ville, comme promis. Encore des mosquées et des tombeaux antiques, les vielles ruelles couvertes du bazar, et les magnifiques jardins d'Eram. Une fois encore, je tombe sur des gens vraiment super. Comme tous ceux que j'ai rencontrés, ils ne supportent pas le régime en place. Et pour cause. Le petit frère de la mère de Sahand a été arrêté, emprisonné puis torturé et pendu après la révolution parce qu'il était communiste. Difficile à entendre... Mais je comprends qu'elle veut que je sache ce que sont la vie et la douleur de nombre de familles iraniennes. Le soir, je repère dans la rue un jeune avec sac a dos et trépied en bandoulière, et pour une fois, je me décide a l'aborder... C'est Chris, un hongrois routard. On se tape un thé ensemble. Il a réservé pour le lendemain un tour organisé à la découverte de Persépolis et des environs ; je décide de l'accompagner.

Persépolis, je ne vous raconte pas. Scusez ! Une fois encore, le temps de manque, je vais rater mon bus pour Yazd si je continue a vous raconter les détails de ma vie ! Les photos viendront bientôt, ainsi que celles d'Abadeh et environs, et celles de Shiraz. Et oui, désolé, mais je suis obligé de sélectionner... Et puis, ça ajoute une dose de réalisme : si j'avais le temps de tout vous dire, cela signifierait que j'ai du temps a volonté, et donc que je suis un gros glandeur, alors que je ne suis qu'un semi glandeur !! Aujourd'hui, j'ai eu mon extension de visa, sans aucune difficulté, les gens du bureau des étrangers étaient vraiment sympas et accommodants. Comme sur des roulettes ! Donc, je vais pouvoir prendre ce fameux train du désert entre Zahedan et Quetta, avec mes amis Julien et Amélie.

La classe !

 

 

J'ai une pensée toute particulière pour Margot, Juliette et leur maman Fabienne, ainsi que pour Nicole et Marcel. Je pense à vous tous, même à des milliers de kilomètres de là.  Je vous souhaite plein de courage,  malgré les épreuves que la vie vous impose.

Audoin.

NEW IN the PHOTO ALBUM: Pictures of ABADEH, the first pictures of SHIRAZ!! Let’s have a glance at them … (translation is not rigorous)Hello to  all of you, friendly readers, you who take part by far and by Web interposed with my small life in Iran… It is true that the articles are done more and more spaced. What means that my days are filled more and more! Oh, I do not forget you therefore, but it is true that it becomes complicated to find a crenel to transmit my impressions to you. “Oh!! Audoin! Still you?? ”… You guess? Well considering! And yes, it is indeed the cry (of joy, I hope) that Adrien (the french routard) pushed while entering this cybercoffee, a few days ago at Esfahan… Rather amusing, not? However, Iran is a large country. To believe that we are connected in a celestial way, laid out to find us ineluctably… And, considering one appreciates oneself rather well, we spend this last day to Esfahan together. A priori, it will be the last time that you will hear me speaking about my friend Adrien  on this blog, considering his extension of visa was refused by the authorities (in) proper, and that consequently, he had to spin straight right of Esfahan in Zahedan, while I hope well to be still delayed a few days in Iran. Then ciao Adrien, and see you soon ! The last article was called “1386: the year of the laughter and the good Persian mood”. You will have included/understood it (I hope), 1386, it is the new year, started since Norooze, that is to say on March 21 at 3 a.m. Caution, don’t confuse with Arab years (they are around 1600 and some, I believe), whose calendar is based on the cycles of the moon, and not of the sun like ours or the Persan calendar. It should be said, the Persians hate that one confuses their culture or their language with the culture or the Arabic language. They always knew how to resist to this assimilation, which was formerly imposed by the violence of the wars. Why the year of the laughter and the good mood? Because this one began with merry shouts which resounded on the side of Abadeh, small city of a few thousands of hearts between Isfahan and Shiraz, in the South of Iran. It should be said that in the family of Samaneh, one likes to laugh … I will go even until saying that it is a way of life! Samaneh, do you remember? I met her for the first time by visiting a castle in Teheran. Then we had diner together, and she proposed to me to be accommodated in her family. Therefore, the day before Norouse, I informed her in the morning that I will arrive in the afternoon if her proposal was still valid. Yes, it goes! I jumped into a bus, and met Sahand and his family, strong sympathetic nerves inhabitants of Esfahan, on the way to spend Norooze at Chiraz. Our vehicle evolves/moves in an environment which I dare to describe as semi desert. Indeed, the vegetation exists only on some perfectly square pieces, fed out of water by irrigation canals. When God or I do not know whom created the ground, it was to remain to him for this place only one pot of yellow painting, and some nuances of this color… Thus the mountains are painted and vast flat spaces or nothing seems to be able to push, that roads straight forward and powerlines square perfectly to the horizon. Constructions, villages, farms or fortresses in ruins are made of dry ground or of orange yellow bricks. The only exceptions, spots of color in this gilded universe are the high tops bleached by snow, and, by far in far, an irrigated piece, fragile life in the middle of this inert region, and whose intense green has something of moving… My neighbour puts an end to this frenzy poetic with a blow of shoulder to announce me that we are in Abadeh, and that I must go down. Samaneh, her sister and her father wait for me with a Peykan, owl! After the “hello, Salam”, we cross Abadeh, direction to the house of this small family. Everyone is charmed to have a foreign host… I imagine that in this village lost in the middle of Iran, and poor of any attraction or curiosity, “the Foreigner” is a rare food product, and thus invaluable. I am hosted consequently… The house is, for as I can imagine, something of typically Persian. Little furniture, and in each part a large carpet which covers the ground completely. Very practical for the nap according to midday, when, after eating, those which do not smoke Narghileh lengthen on the ground for a small nap… On the coffee table, there are the “6 S”. Traditionally, for Norouze, one decorates the table of 6 food whose name begins with S. The only one that I remember is Seed, which means potato… Besides there is a plate in which is planted grass (chive??), of seeds of I do not know what, more of glasses containing of not identified beverages. In addition, the tradition added a bowl with red fishes. When I ask why red fish, does it start with S ?, they answered me that not, but that it is very pretty (in the streets of Abadeh, there are red fish salesmen everywhere, a little like our salesmen of May lily on May 1st). A few minutes after me another family, the cousins with uncle and aunt… Except the young last one who should hardly have more than 6 or 7 springs, and the parents of Samaneh, all this small world speaks English, which is rather practical to communicate… As always, the same questions : “Do you enjoy being in Iran?” and “which image did have you of this country before coming?” and “what do you think about Iranian?” and “ do you find the small Iranian pretty women ?” and “why did you choose this country? and which other country did you visited? ”, and I pass from there… There is the Uncle, old pilot, who speaks obviously English because of his profession, but which obviously prefers to listen to me, at least for the moment. And, from time to time, it leaves some words in farsi and looking at me right in the eyes, which starts a storm of laughter… His wife feels obliged to add, to reassure me “don't worry, He is joking…”. That, I understood well that this Mister was a large joker… Does the evening go, like that, of insane laughter in bursts of laughter, rather merry, not? To tell the truth, in this family one likes to split pear, and even: it is asserted! All is pretext to laugh, and especially this evening of Norouze. I did not present Siavash to you: he is the cousin of Samaneh and her small Shaini sister, and thus the brother of Ghazal and Shain, the young last one. In short: the son of Iman and Abollah, the pilot in retirement… Ouh, hou… Don't panic! It will be clearer with the pictures. And even: this does not have any importance… Therefore, to come back to the topic, Siavash is student in mechanics or a trick of this kind, but what impassions him is the cinema, the music, the theatre, the Western world… I promised to them, in all sincerity, to make my possible to help them in their step after my return in France. Around eleven hours, veiled a little the turning which the conversation takes, that becomes more serious. But the life is made for laugh, dixit Siavash! Therefore, the couz' seeks an idea to split pear, and he found it! A fashion parade… The ones after the others, the father of Samaneh and that of Siavash, then this last and me even, we ravel… The portable telephones and cameras immortalized these moments of being full of the joy of spring … Really fantastic ! All this can seem to you a little “good child”, and it is true that it is. But I ensure you that I laughed really well… And then, without alcohol, one does what one can! Everyone seems to get along really well in this family, and that undoubtedly takes part in this insane laughter which never seems to be able to stop… At midnight, the head of household issues the curfew, with alarm clock at 3am to celebrate Norouze. The cousins stays for the night. The advantage of sleeping on the ground is not essential or on carpets, it is that one can place a regiment (or a large family in this case) without worrying about the beds… In my sleep, it still seems to me to hear to resound this laughter. It is good… And they are not dreams! Because, at 3 am, they did not awake me the guys! The following day, Abdollah drives us, four girls and me, to discover (for me only) some tourist attractions of the country. I discover impressive an ancient “refrigerator”, kind of pyramid to the very thick walls in which one piled up formerly ice in winter, which held all the year. An old tree of 4500 years (you believe me? Fortunately, I made photographs!). Old mosques, still. Of old tombs, always… To the return of this walk, we go in the family village of the family, and first of all in the holidays house of Abdullah and Iman, for the lunch. Chicken kebab, then narghileh and nap. After that, us, the young people, went for a small walk in the gardens the village. Then it is the visit of the families, where each one has in heart to receive me with human warmth, tea, fruits and delicacies. The evening, everyone met with the parents of Samaneh, and there, there are really many people… Therefore, of what really well marrer! The evening is finished in beauty by a fashion parade general, memorable… And then, in the morning, I must leave… There is like sadness in the air. Me, I have just passed one of the best moments of my voyage. Them, memorable Norouze, with a foreigner sympathetic nerve. I realize at this time at which point this concept of hospitality is an exchange. And then, I learn. And yes, to receive hospitality, it is also something which is learned! To know how to give the best of oneself, merry and to be opened, to discover the uses and to adopt them. Then it is a  general exchange of e-mail, with the promise to writte each other, and to meet soon in Paris? On the road station platform of Abadeh, one would like all to embrace oneself, but it is prohibited… Therefore, one says oneself goodbye like that, through the disgusting windows of this old bus Mercedes. I arrive at Shiraz. There is a terrible world! Tents (in Farsi: Tchador) everywhere, even on the edge of the motorway! Ah, yes, I failed to forget this small funny detail: on the edge of the motorway, there are also salesmen of all and anything, which present their articles at end of arm, with a few centimetres of the vehicles which exceed them at high speed. This country is nevertheless astonishing… All is prohibited, repressed, but during Norouze, it is the great week of anything… People sleep in tents, at the edge of the motorway or straightforwardly in the streets of the city. While arriving, I call Sahand, who proposed three days to me earlier to make me visit the city, or to help me if necessary. Therefore, the round of the hotels together is made. At the end of the tenth, we found finally one which has a room which awaited only one French tourist. It is crade, it is glaucous, it is full with mosquitos (and me I am full with pimples, now!). But it is not expensive! I lie down direct. The following day, Sahand, its brother and his mother make me visit the city, as promised. Still ancient mosques and tombs, the hurdy-gurdies lanes covered with the bazaar, and splendid gardens of Eram. Once again, I met people who are really super. As all those which I met, they do not support the mode in place. The evening, I locate in the street a young person with bag and tripod in shoulder-belt, and for once, I decide has to approach it… It is Chris, Hungarian routard. We had tea together. He booked for the following day a turn organized for the discovery of Persépolis and surroundings; I decide to accompany it. Persépolis, I do not tell you. Scuza! Once again, lack of time, I will miss my bus for Yazd if I continue to tell you the details of my life! The pictures will come soon, like those of Abadeh and surroundings, and those of Shiraz. And yes, afflicted, but I am obliged to select… And then, that adds an amount of realism: if I had the time of all to say to you, that would mean that I have time at will, and thus that I am a lazy person, whereas I am only a one semi lazy!! Today, I had my extension of visa, without any difficulty, people of the office from abroad were really nice and accommodating. How on casters! Therefore, I will be able to take this famous train of the desert between Zahedan and Quetta, with my friends Julien and Amélie. The great class!
Publié à 09:53, le dimanche 25 mars 2007, Esfahan
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Commentaire sans titre

15:20, lundi 26 mars 2007 .. Publié par Anonymous
hello was looking for you on the website.. vry happy u r ... bye :)

Petite histoire pour anticiper sur la suite de ton voyage

09:29, mardi 27 mars 2007 .. Publié par Mam' la vraie
Une Chinoise se bat pour sa "propriété privée"
Les photos du Daily Telegraph et du China Daily sont impressionnantes. On y voit une bâtisse, partiellement détruite, sur un piton, 10 mètres au-dessus d'une immense trou plein de boue, au beau milieu de la ville. En 2004, c'était un restaurant, mais le quartier est censé devenir un centre commercial. 281 propriétaires ont accepté d'être dédommagés, mais pas Wu Ping. Jeudi dernier, narre le China Daily, le tribunal a ordonné son expulsion, mais elle refuse de partir, trouvant les compensations (453 000 $) trop peu élevées : elle en réclame 770 000, plus une nouvelle maison. D'ordinaire, de tels propriétaires sont battus par des gros bras, menacés par la police, mais, note le NYT, Wu Ping n'est pas une femme ordinaire, et elle ne se laisse pas faire. La semaine dernière, la Chine entérinait la propriété privée. Son mari, un ancien champion de kung-fu, a planté un drapeau chinois sur la bâtisse pour protester contre cette "violation de la propriété privée".

hip hip yeah

13:33, samedi 31 mars 2007 .. Publié par Croustibabs
Décidément tes photos sont superbes et tes écrits sensas'. Continue bien bonhomme ! Le Cantal se languit de toi ^^

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en chantier... Désolé !




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