Pélerinage - paisa - ...

Namaste !


C'est de Rishikesh, la "capitale mondiale du yoga" que je vous écris ! La classe, non ? Une telle appellation a évidemment eu l'effet escompté : attirer la foule des touristes aisés à la recherche de détente et de spiritualité, dans la suite de John Lenon et de ses acolytes qui sont venus faire un petit tour il y a plus de trente ans. Du coup, les Ashrams pour touristes, où des "professionnels" vous dispensent des cours de yoga dans "un cadre propice à la méditation", bourgeonnent... Traditionnellement, l'Ashram est une maison d'hôte qui accueille gratuitement les pèlerins en chemin jusqu'à trois nuits. Inutile de vous préciser que ceux dont je vous parle n'ont vraiment rien de gratuit, et j'ai du mal à envisager la relaxation dans un lieu qui fait de la pub et est rempli de touristes...

Fort heureusement, tous ces établissements se concentrent dans une partie seulement de la ville, que nous ne fréquentons justement pas. Au fait, le "nous" désormais, c'est une paire de Maximes, un authentique Indian baba sadhu, et votre petit cheminot préféré ... La belle équipe ! Pour une fois, tout s'est passé comme prévu, comme je vous l'avais annoncé, à savoir que nous avons effectivement rejoint Maxime le Sublastarteux chez son hôte Balak Das à Rishikesh. Et vous pouvez me croire, cela valait le coup !
Un Sadhu, c'est quoi ? Visuellement : Il va nu-pieds, s'habille uniquement en orange, a le ventre à l'air, exhibe une barbe broussailleuse et des dread-locks à faire frémir de jalousie tous les rastafari en herbe de ma connaissance. A part ça, le dit Sadhu est un homme de religion, qui a renoncé aux plaisirs matériels, au sexe et à sa famille pour se consacrer à la méditation et à la prière. Le plus souvent les Sadhu sont mendiants et n'ont pas de maison, ils peuvent dormir sur les Gathes (sortes de tribunes au bord du Gange) ou n'importe où. Notre Baba Sadhu, lui, dispose d'une petite chambre dans un Ashram mis à sa disposition. C'est là que nous vivons tous les quatre depuis une dizaine de jours maintenant. Les Sadhu sont aussi un peu sorcier (le notre aurait le pouvoir d'arrêter la pluie, mais jusqu'à maintenant ça n'a pas vraiment marché, ou plutôt il n'avait pas envie), et ils connaissent donc la "science des plantes et des racines", ce qui fait que l'on boit tout plein de décoctions magiques à base de racines, sensées nous transformer en "sactiman" ("full-power people"...) Est-ce que ça marche, est-ce que ça ne marche pas ? Le tout est d'y croire, et d'avaler lesdits bouillons et mixtures en faisant abstraction du goût, souvent très très amer, toujours nauséabond... Maxim, lui, semble s'y être fait, et boirait presque ses tisanes avec plaisir. L'autre Maxime et moi-même n'en sommes pas encore là, mais nous n'avons pas passé un mois en compagnie du cher homme, n'est ce pas ? Parce que Maxim (ouh la la, c'est compliqué tous ces maximes, donc on va établir un code simple : Maxim au masculin et Maxime au féminin, OK ?), lui, l'a fait ! un mois seul avec Balak Das. Il ne s'est pas sadhufie pour autant ; par contre, à ma grande surprise, je retrouve mon vieux pote parlant pratiquement l'Indu, ayant adopté la position yoga-dos-droit, et soucieux de ce qu'il se met dans le bide... Wouahou ! Un mois en compagnie d'un sorcier, ça te change un homme !
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(je me permets de vous raconter la rencontre entre Maxim et Balack-das : Maxim se promène gentiment sur la Gathe, au milieu des sadhus allongés. Soudain, Balak-das surgit juste en face de lui et lui fait "namaste" avec un grand sourire, en lui ouvrant ses bras, comme s'ils se connaissaient de longue date. Puis le Sadhu invite Max chez lui. pour manger et fumer des bidies. Ils ne se racontent pas grand-chose, Max n'en étant qu'au tout début de son apprentissage de l'indu. Le lendemain, Maxim prend toutes ces affaires et s'installe chez Baba-ji, a sa demande. Max achète un réchaud à gaz et un peu de vaisselle, histoire de fournir au vieil homme un minimum de confort, en échange de son hospitalité... Cool, nan ? )
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Maxime et moi adoptons nous aussi de bonne grâce, pour un temps ce mode de vie sommaire (on dort par terre sur le toit sauf quand il pleut, on bouffe tous les jours le "thali", à savoir du riz et des lentilles, on boit le lassi, yaourt coupé avec de l'eau, et les "jalibouti", immonde jus de racines extrêmement amer ; et tous les soirs on va dire bonne nuit au Ganje avant de se coucher).
Pour ce qui est de mode de vie sommaire, après notre séjour en vallée Kalash, on ne craint plus rien ! L'avantage, aussi, de vivre "comme les sadhu", c'est que tu fais des économies... A part un coca cola et un paquet de chips par jour (en cachette parce que sinon Baba Ji nous bouderait), la vie à Rishikesh ne coûte pas trop cher.

Toutes ces petites précisions nécessaires à votre compréhension du récit étant faites, c'est parti !
Bon, je vous avais laissés à Amritsar, la ville sacrée des Sikhs qui abrite le Golden Temple. Les Sikhs, adeptes du Guru Namak, qui, il y a 600 ans créait une religion qui prenait un peu de l'Islam, un peu de l'Indouisme, et un peu du reste, pour aboutir à une spiritualité originale, pacifique et égalitaire. Les Sikhs d'aujourd'hui se reconnaissent facilement à leur turban impeccable, qui cache leur chevelure sacrée, qu’ils ne couperont pas toute leur vie durant (de même que leur barbe)! Autre signe distinctif : le poignard ou le sabre porté à la ceinture. Et oui, car à force d'être persécutés, les Sikhs originellement pacifistes se sont changés au cours des siècles en de valeureux guerriers... Enfin bon, les sabres, ça reste moins impressionnant que les kalashnikov, petit accessoire de mode indispensable au Pakistan.
Pour les photos, il faudra encore attendre une prochaine escale à Delhi, et donc en attendant il vous faudra me croire sur parole : Le golden-temple, ça fait partie des trucs à voir dans une vie... Imaginer un temple recouvert de feuilles d'or qui a l'air de flotter au milieu d'une piscine, elle-même encadrée par une sorte de palais qui abrite notamment un réfectoire où les repas sont servis gratuitement (a raison de 10 000 par jour, oui, oui !), ainsi que des dortoirs eux aussi gratuits. La nuit, le lieu révélé toute sa splendeur et dégage une atmosphère mystique et apaisante. Autour de la piscine, sur les allées de marbre, de nombreux Sikhs s'installent pour dormir, en prenant bien garde de ne pas s'allonger les pieds dirigés vers le temple d'or. Tous ces corps au repos,  disposés en tous sens forment un tableau original et coloré. Nous déambulons à travers ce peuple en sommeil, très étrange. Certains se baignent dans l'eau sacrée, immobiles (j'aurais bien voulu faire de même vu qu'il fait toujours plus de 45 degrés, mais c'est strictement réservé aux Sikhs), tandis que d'autres prient en regardant fixement le sanctuaire brillant de milles feux dorés qui se reflètent dans les eaux calmes du bassin... Avouez... ça a l'air cool, non? On serait bien restés un peu plus longtemps si il ne faisait pas aussi chaud ! D'ailleurs, c'est au petit matin, avant que le soleil ne nous agresse complètement que nous prenons un velo-rickshaw en direction de la gare. Au revoir le Penjab ! Sympa, l'accueil gratuit et chaleureux au Golden Temple... On saute dans un train qui doit nous conduire à Haridwar, juste à côté de Rishikesh.
Je me réveille en gare d'Haridwar. Il semble qu'il fait un peu moins chaud, non ? En effet, un épais manteau nuageux nous prodigue une ombre bienfaitrice. C'est en taxi que l'on parcourt les trente bornes qui séparent Haridwar de Rishikesh. En arrivant, je me plie aux instructions que Maxim m'a fournies par mail, à savoir des trucs du genre "Tu vas sur la gate, sorte de plage où les gens squattent au bord du Gange ... après les arbres à Sadhu, tu tournes à gauche ... Tu laisses sur ta droite la statue ultra-kitch de Shiva sur un char ailé ... encore un arbre-temple squate par des sadhu ... au début d'une ruelle étroite, la porte métallique avec des Ohm dessinés " ... Pas de doute, on est bien en Inde!! Finalement, on frappe à la bonne porte, et du premier coup, s'il vous plait ! Évidemment, les retrouvailles avec Maxim, c’est super- émouvant, vu que c'est la seule tête (blonde) connue que j'ai croisée depuis le début de ces tribulations, et pour lui de même ! On fait connaissance avec Baba Balak Das (à propos Baba Ji ça veut dire "monsieur barbu", c'est une sorte de titre respectueux donné aux Sadhu), notre hôte, qui n'est pas très bavard... Et pour cause : Il ne parle que l'hindi, et nous que le français et l'anglais ! Comme je vous l'ai dit, Maxim qui vient de passer un mois, seul en sa compagnie a appris l'hindi. J'en reste bouche bée lorsque je l'entends formuler pour la première fois des phrases dans cette langue barbare, que Baba Ji a l'air de parfaitement comprendre, qui plus est !
Le lendemain, pour fêter notre arrivée, Balak Das propose de se rendre au Military Camp pour nous dégotter une bonne bouteille, ce qu'il fait effectivement. Du coup, après une journée à faire connaissance, à s'observer un peu et à échanger des sourires polis l'atmosphère se détend et l'ambiance change radicalement. Le sobre sorcier que je contemple depuis hier se change le temps d'une soirée en Baba au Rhum dévergondé ! (celle-là, elle est de Maxim, je rends à César patata...). Notre ami s'endort sur le toit de la maisonnette, après une démonstration de yoga ayant tourne au fou rire général. Heureusement, Maxim et moi ne dormons pas encore, on fume un dernier bidi en se racontant nos aventures et notre émerveillement respectif. Je dis heureusement, parce que... Flic floc... La mousson, ça commence tout doux. Shanti, shanti, comme on dit en Hindi. Et puis, les flics-flocs flics-flocs se font plus cadences, et on décide de réveiller les deux dormeurs et d'effectuer une retraite à l'intérieur du Balak-Das Ashram. Juste à temps, juste avant que les shanti gouttes de pluie se transforment en baout garam, la grosse grosse pluie, quoi !
Après une quinzaine de torpeur, depuis Peshawar, j'attends impatiemment un truc du genre. En quelques secondes, je suis à poil, un sourire beat au coin des lèvres et tout seul sur le toit, profitant de cette douche fraîche des plus naturelles. Ca fait un bien fou ! Pour l'instant, je dis : Vive la mousson ! Vive la fraîcheur !

Ceux qui suivent ce voyage pour de vrai se rappellent sûrement que nous étions attendus à Rishikesh pour un départ en pèlerinage aux sources du Gange; et bien pour une fois tout se passe comme prévu ! Après trois jours à se familiariser un peu avec ce nouveau pays, nous prenons la route de Badrinath, un village bâti à plus de 3000 m d'altitude, à quelques kilomètres de l'une des sources du Gange. Autant vous dire que l'endroit est sacré, et ce sont des milliers de Yatis, les pèlerins Indus, et de Sadhus qui s'y rendent chaque semaine d'avril à Octobre, lorsque les routes sont dégagées de la neige hivernale. Notre bus part de Rishikesh à l'heure, c’est-à-dire à quatre heures et demi du matin.
Dés le début, la route est époustouflante, creusée dans la vallée du Gange. Le Gange, au petit matin, apparaît bien mystérieux sous des halots de brumes. Des nuages se forment et s'accrochent sur les premiers contreforts de l'Himalaya. Les paysages sont bien différents de ce que nous avons pu observer dans les Karakoram, les "montagnes noires" de l'Himalaya pakistanais. Le massif est totalement vert, et même verdoyant. Des terrasses très étroites sont accrochées pratiquement jusque sur les sommets. Ici, pas besoin de construire des canaux d'irrigation suspendus, la nature est clémente, et généreuse en eau. Durant les quatorze heures à arpenter la route sinueuse, nous admirons ce paysage sublime, quasi-mystique, où se succèdent les vallées et les cols d'altitude, le long du Gange qui mincit de plus en plus, pour n'être plus, à quelques heures de l'arrivée, qu'un étroit et puissant torrent glaciaire. Enfin, après une éprouvante journée de bus, nous touchons au but : Badrinath, au coeur de l'Uttarkhand, les "montagnes du Nord", ou la "maison des dieux" pour les religieux Indus.

Et là, c'est le drame...
C'est là que tout bascule ! Cruelle désillusion... Nous cherchons un Ashram pour dormir, ou une guesthouse, un hôtel, n'importe quoi ! Les prix que l'on nous propose sont exorbitants, insensés. Durant trois heures (je dis bien !), on fait le tour du village à la recherche de quelque chose de correct. Les ruelles sont pleines de marchands de souvenirs, on se croirait sous la tour Eiffel, alors que nous sommes dans l'un des lieux les plus sacrés de l'Indouisme ! Finalement, au terme de ces trois heures de recherche, on accepte une chambre à un prix catastrophique, mais quel choix avons-nous ? A trois mille mètres d'altitude, il faut un minimum d'équipement pour dormir dehors, et justement nous n'en sommes pas tous équipés. Dans la chambre, l'ambiance est pourrie, balak-das a l'air infiniment triste.
Le lendemain matin, Baba Ji et Maxim partent en mission pour tenter de trouver quelque chose de plus convenable. Ils reviennent au bout d'un moment avec la satisfaction du devoir accompli, on plie bagages et on se rend à notre nouvel Ashram. Lorsque le gars avec qui Max et Balak ont négocié quelques minutes plus tôt nous voit arriver, le prix a grimpé de 200 roupies... Pour de l'inflation, c'est de l'inflation, non ? Je perd patience, et m'énerve fortement contre ce sale type, qui finalement accepte de nous céder la chambre au prix précédemment négocié. Sauf que... Sauf qu'il fait celui qui n'a rien compris, et lorsqu'il nous voit rentrer tous dans une seule chambre, nous demande de foutre le camp d'une manière tout à fait brutale et irrespectueuse. S'en est trop, je craque ! Il faudra une paire de Maxime et un vieux sage Indien pour me retenir de foutre une paire de baffe à ce connard, histoire de le faire revenir à la réalité. Le pire est que ce type arbore un point rouge au milieu du front, ce qui signifie qu'il va au temple, et que donc il devrait être un "bon Indu", pas un escroc du dimanche ! Je vous passe les détails de notre recherche. Finalement on atterrit dans une piaule pourrie au prix disproportionné, mais un peu moins qu'ailleurs. Badrinath, c'était très joli. D'ailleurs, vous le verrez sur les photos. Mais je ne vais pas vous en raconter beaucoup plus, tellement je suis écœuré... Nulle part je n'ai été traité de la sorte depuis 5 mois. Et, je le répète, nous sommes aux sources du Gange, dans un lieu sacré, au coeur de l'Himalaya, dans un endroit paradisiaque, qui devrait être un des temples de la spiritualité du sous-continent. Mon c... ! Le business a tout pourri, circulez, y'a plus grand chose à voir. Balak-das est horrifié par ce qu'il voit. Les repas dix fois plus chers qu'ailleurs, l'hospitalité nulle, l'agressivité envers les étrangers.
Notre pauvre Sadhu est si triste qu'il veut repartir deux jours après notre arrivée ! Il répète sans cesse "paisa, paisa, paisa", ce qui signifie "argent, argent, argent", et ce qui résume on ne peut mieux la situation. Nous essayons quand même une balade à la vraie source du Gange. Normalement, les quatre premiers kilomètres se font en voiture, mais pour des occidentaux, impossible de monter dans une bagnole sans s'alléger de 1000 roupies (20 euros) Pour 4 kil, en Inde, c'est un peu fort, non ? On y va à pattes. Au bout de deux heures de marche, on fait une p’tite pause. Et là, c'est le comble... Deux policiers en civil surgissent, et accusent notre ami d'être un faux Sadhu en train d'arnaquer des étrangers ! Ils oublient totalement le respect qu'ils doivent à un Baba d'une part, et à un vieil homme d'autre part, et le malmène brutalement. C'en est trop ! Le lendemain, effectivement, on lève le camp. Encore une dernière arnaque (pour la route) avec les tickets de bus, à laquelle on ne comprend rien du tout, si ce n'est que l'on nous demande de dégager de nos places... Finalement, on se serre à 6 sur une banquette pour trois, avec un connard qui va rester assis en tailleur durant tout le trajet, occupant la place de deux paires de fesses à lui tout seul ! Ca paraît impossible, hein ? Et pourtant tout est vrai !

Finalement, avec le recul et quelques journées de repos dans la torpeur relative de Rishikesh, Badrinath restera un bon souvenir, parce que c'était vraiment, vraiment très beau, et puis une étape de plus dans la découverte du massif Himalayen. Je comprends que pour apprécier ce pays, il va falloir faire abstraction de beaucoup de choses, et faire preuve d'une grande patience (ma principale qualité, c'est de notoriété publique...)

Et ensuite ?
Et ensuite, quelques jours de repos bien mérités dans la lenteur rishikeshienne, à observer cet univers complètement différent et mystique qu'est l'Inde avec ses temples, ses Gaths, le fleuve sacré, le toit de l'ashram, la bouffe un peu degueu de Baba Ji, la ganja, les Sadhu à moitie à poil, les gamins chevauchant des motos au milieu de la foule, les odeurs d'encens, la mousson qui se déchaîne et s'arrête aussi brusquement, les statuettes de Shiva et de Ganesh , les lessives, cet Internet café et tout ce que j'oublie...
Aujourd'hui, j'ai ouvert un compte sur le site des chemins de fer indiens, histoire d'esquiver les monstres queues des railways stations du plus grand réseau ferré au monde (à ce propos, avec 3,5 millions d'employés, les chemins de fer indiens constituent la plus grosse boite de la planète, non ?). Si on avait pas trop réalisé ce que signifiait plus d'un milliard d'habitants, la tentative de réservation des billets nous le fait comprendre... Y'a du monde sur l'affaire ! Pour réserver un billet de train, il faut s'y prendre minimum une semaine en avance ! Plutôt incompatible avec notre mode de voyage...
Du coup, il faut ruser et faire des correspondances excentriques pour arriver à destination ! On a décidé de visiter le Rajastan, le coeur culturel et historique du pays. Pour cela, nous décidons de commencer par Jaipur. Sauf que les trains pour Jaipur sont complets pour les quinze jours à venir ! Du coup, on part demain pour Delhi, puis trois jours plus tard on a une resa sur un Delhi-Jaipur. On aura donc trois jours pour visiter un peu la folle mégalopole. Demain, on part... Les adieux avec Balak-das vont être déchirants, c'est sûr ! Pour lui comme pour nous, et surtout pour Maxim, qui a passé un mois complet en sa compagnie.
Pour ma part, je n'oublierai pas cette expérience aux côtés d'un vrai Sadhu, pas plus que son "enseignement" d'harmonie du corps et de l'esprit. De plus, ce contact estompe un peu les préjugés que j'ai sur le pays, me prouvant qu'ici comme ailleurs il est encore possible de trouver des personnes parfaitement désintéressées, friands de contact humain et ouverts d'esprit...
Allez, zou !

Bye - bye Rishikesh !
Ram-ram, Baba Balak Das !
Salut, vous !

 


Publié à 13:44, le lundi 25 juin 2007,
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