Aventures au Népal part one : cycling in Boudhism mood
DES TONNES DE NOUVELLES PHOTOS !!! Max armé de son f1 et moi de mon Minolta avons cramé de la peloche en grandes quantités, profitez-en donc pour vous réjouir des merveilles de l'Himalaya dans les nouveaux albums photos VARANASI (India), LUMBINI, ANNAPURNA CIRCUIT AND KATMANDU (Népal) Prenez votre temps, amusez-vous bien et n'hésitez pas à nous livrer vos impressions sur les TOF en commentaire de cet article, cool !
Bonsoir à tous, et bienvenue à Katmandu, où il pleut toujours 15h par jour.
Il faut bien admettre que, cette année, la mousson fait des farces. Tandis qu'à Bombay des inondations ravageaient sauvagement la ville, nous jouissions à Jaisalmer d'un temps clément, de quelques averses de courte durée parfaitement supportables. De même à Varanasi, où les pluies sont réputées violentes et continues, nous fûmes plutôt épargnés, avec seulement quelques averses, effectivement fort violentes mais heureusement assez brèves. La situation était à peu près identique lors de notre premier séjour à Katmandu. Mais alors que la saison des pluies est justement sensée toucher à sa fin, voilà que le déluge promis se fait sentir... Et ne nous a guère épargnés lors de notre marche autour du massif de l'Annapurna.
Enfin, la pluie ce n'est que de l'eau, n'est-ce pas ? Et puis j'ai entendu parler aussi d'une inattendue et mystérieuse mousson sur la France qui aurait partiellement gâché vos vacances d'été. Ca m'amuse un peu bien sûr, je me dis qu'on est tous logés à la même enseigne, et que chacun sait, s'il ne refuse de l'admettre par mauvaise foi, que les surprenants et répétitifs caprices du climat all over the globe sont en partie dûs à l'activité humaine; que cette dite-activité n'est autre que la somme de comportements individuels ou de groupes d'individus. Bref : tout le monde se plaint, mais personne ne songe même à renoncer à sa bagnole, à prendre des douches moins chaudes ou à ses vacances à 10 000 bornes parcourues en 12h au prix de quelques dizaines de tonnes de résidus de combustion de kerozen et autant de CO2 in the skies... Très humain, et très amusant.
Oh le vilain donneur de leçons... Qui en plus se la coule douce depuis bientôt 8 mois maintenant ! Quel culot ! N'allez donc pas vous faire un ulcère à l'estomac, de colère, tout ceci n'a aucune importance, je fais simplement une nouvelle fois que, pris avec un peu de recul, notre comportement à nous autres êtres humains est parfois (souvent) quelque peu dénué de logique, absurde, donc comique.
Et il faut bien rire. Un peu.
Comme souvent, donc, les nouvelles d'Audoin ça commence avec des états d'âme, ça perd son temps, ça discutaille, ça s'éternise... Un peu. Des faits ! on veut des faits. Vous allez en avoir, pour sûr. Mais vu que j'ai pas mal de trucs à vous raconter, parce qu'il s'en passe, des choses, dans un mois de la vie des deux potes parigos au Népal, je me permets de m'échauffer un peu les poignets et les neurones avec des considérations générales de ce genre, sur la pluie, sur la bêtise cocasso-tragique des petits terriens. Ca y est, je me sens chaud comme la braise, c'est parti !
On quitte Varanasi en train jusqu'à un gros bled nommé Ghorakpur, d'où on cherche un bus pour la frontière Népalo-indienne. Ce sera la dernière tentative en date d'escroquerie à l'indienne (ça va me manquer d'ailleurs, autant d'imagination... !) : Alors que nous venons de monter dans un rickshaw, direction la gare routière, un grand type nous barre la route, tente de nous entraîner d'autorité vers un terminal à taxi-jeep en nous expliquant que la route est endommagée par des inondations et que tous les départs de bus sont annulés, seuls les véhicules 4X4 peuvent passer.. L'autorité a l'indienne ne m'atteint à ce moment là guère plus que les gardiens de parcs parisiens qui m'intiment de ne pas jouer au ballon sur les pelouses. Bref je dis au gars qui nous lâche la grappe, et demande à notre rickshaw driver d'accomplir sa mission initiale. Le mec se met en colère, déclare que ma méfiance est parfaitement déplacée, me dit sans doute qu'il sait que c'est dur pour les touristes avec tous ces escrocs, mais que lui est différent. Vu que je l'ignore complètement et qu'on se remet en route, il fait une ultime tentative et déclare avec dédain que très bien, allez-y bande de petits malins, je vous attends ici quand vous reviendrez de la gare de bus déserte après avoir payé un aller-retour en rickshaw pour rien... Il me colle presque le doute, tant pis, on verra bien.
Dix minutes plus tard, on est inconfortablement installé dans le bus qui s'apprête à décoller pour la frontière népalaise.
Apres un temps de trajet deux fois plus long que prévu pour cause de route endommagée par les débordements de rizières, on atteint la frontière, qu'il nous faudra franchir à pied. D'emblée, on comprend que les népalais sont quelque peu plus détendus que les Indiens, et même peut-être que tous les autres peuplades que nous avons rencontrées sur notre longue route. La frontière du Népal, c'est un peu comme la porte d'un grand moulin. On est même tout étonné de ne pas avoir à s'arrêter aux douanes pour les fouilles, au poste de police pour un tampon, à l'arrière d'une longue file d'attente pour quelque inutile formalité de principe. Non, on marche sous un grand porche marqué welcome in Nepal, (et aussi "Maoist welcome tourists in Nepal" inscrit tel un tag dégueu à la bombe), on récupère en deux minutes un visa népalais après nous être acquittés de la modique somme de 30 dollars pour deux mois, et voila ! Le Népal, d'emblée, ça nous plait !
On est en train de déjeuner en terrasse, du coté népalais de la frontière, et bien d'accord sur le fait qu'après quinze heures de transport, une petite étape dans le Sud du pays pourrait s'avérer plus agréable que d'enchaîner 6h de bus de montagne supplémentaires pour atteindre notre but : Katmandu. Mes yeux tombent sur une affiche qui présente la localité de Lumbini, petite bourgade qui serait sans doute insignifiante s'il elle n'était pas... le lieu de naissance de Lord Buddha ! Renseignements pris, le lieu saint se trouve à une heure de taxi tout au plus. Chello ?
LUMBINI
Lumbini, c'est tout petit, à première vue un simple village qui ressemble beaucoup à un village Indien. Le village ne comporte pas d'ATM (means : distributeur a biftons), ce qui est fâcheux étant donné que nous disposons pour toutes devises des quelques coupures qu'on a changées avant la frontière... D'emblée, nous savons que notre séjour à Lumbini sera court, juste un passage, une pause sur le trajet Varanasi - Katmandu. D'ailleurs, on envisage même de repartir le lendemain.
Mais ça, c'était juste avant de découvrir qu'à la sortie du village existe une sorte d'immense parc arboré, qui abrite des temples bouddhistes construits selon l'architecture traditionnelle de chaque pays comportant une communauté bouddhique significative. Nous décidons de consacrer une journée pleine à la visite du lieu, et pour cela nous louons des vélos à la journée, malgré notre maigre pécule. La transition Inde - Népal est quasiment transparente. Le sud du Népal est une grande plaine aux paysages un peu monotones, des rizières inondées qui s'étirent à perte de vue, parsemées ça et là de quelques villages de paysans et de petits bosquets. Les visages sont pour la plupart des visages indiens, même si le type népalais, plus marqué asiatique, se fait plus visible. La monnaie indienne a encore cours en cette quasi-zone frontière, et le hindi que pratique un peu Max est compris de tous. Bref, on n'a pas vraiment l'impression d'avoir changé de pays, il n'y a pas de choc visuel comme lors du passage de l'Iran au Pakistan ou du Pakistan à l'Inde.
Comme prévu, au matin on se loue une paire de bicyclettes à la mode du Népal pour explorer l’intriguant parc. A l’entrée du lieu saint, un grand panneau nous apprend que le gouvernement du Népal a décidé de consacrer dix hectares à la paix universelle et au bouddhisme, avec ces terres, celles-ci même qui furent jadis des dépendances appartenant au père et à la famille du futur Buddha. Généreuse intention. L’entrée du parc débouche sur une allée fleurie, qui enjambe une voie d’eau et se termine aux abords d’un petit square d’où l’on nous dirige vers une petite maison où l’on doit s’acquitter d’un droit d’entrée, pour nous et nos appareils photographiques.
Seule l’entrée du bâtiment abritant le lieu exact de la naissance de Buddha est payante, et ce n’est pas vraiment donné. On hésite un instant à payer, surtout que nous sommes momentanément à court d’argent, et qu’on se serre même la ceinture (si j’ose dire) déjà depuis la veille au soir pour payer nos nuitées et la location des bicyclettes. On tombe finalement d’accord sur le fait qu’il serait bien regrettable d’être venus jusqu’à Lumbini sans avoir vu ce qu’il y avait à y voir, et nous nous acquittons donc de la somme demandée.
Il y a quelques décennies, des fouilles archéologiques (entreprises par une équipe népalo-britannique ?) ont révélé une pierre avec des inscriptions, qui fut identifiée comme celle que fit graver le papa de Lord Buddha en son lieu de naissance pour célébrer celle-ci, comme le relatent les antiques écritures bouddhiques. Depuis, Lumbini est reconnu avec certitude comme lieu de naissance du grand philosophe. La pierre, qui n’a pas été déplacée, tient lieu de repère et est objet de pèlerinage pour des millions de croyants all over the world. Malheureusement, étant donné que la pierre n’a pas été déplacée, il a fallu construire un monument pour la protéger des ravages du temps (et des pèlerins et des touristes). Je dis malheureusement, parce que le dit bâtiment ressemble trait pour trait à un vieux hangar à locomotive passablement défraîchi que je connais bien. Hormis cela, nous voyons la fameuse pierre de nos propres yeux (ébahis), ainsi que pas mal d’autres qui dessinent les ruines de ce qui fut la demeure de Buddha. Des pierres… A l’extérieur, un charmant jardin planté d’arbres millénaires ornés de fleurs rares et odorantes nous offre un instant son calme religieux. Et bien que l’endroit souffre visuellement de l’horrible hangar érigé en son sein, l’atmosphère paisible qui s’en dégage nous pénètre complètement. On fait un brin de conversation avec un sadhu-lama qui parle un peu anglais, le tout premier que l’on rencontre.
Nous enfourchons nos montures. Le parc ressemble par son architecture à un jardin à la française. Il est traversé par un canal qui se termine d’un coté en un disque d’eau, ce qui forme une île parfaitement circulaire. Voila où est bâti le hangar, voilà où se trouve la fameuse pierre.
De part et d’autres du canal, de larges allées donnent accès aux différents temples bouddhistes et à leurs jardins.
L’une des deux allées est impraticable pour cause de boue. Heureusement cette allée ne dessert que quelques chantiers de temples en construction, on ne manquera pas grand-chose. Sur le plan du site, un temple français, dans le parc un terrain sur lequel semblent reposer depuis toujours des matériaux de construction. Et on va, comme ça, à bicyclette, de temples en temples, en nous émerveillant sur les architectures grandioses des bâtiments neufs bâtis à la gloire de lord Buddha et de sa pensée. Un troisième cycliste nous a rejoints, touriste de nationalité allemande-bangladeshienne, qui loge à la même enseigne que nous. Tout au bout du canal, à l’opposé de la Pierre, une pagode plus haute et plus massive que toutes les autres : le temple de la paix universelle, offert par le Japon. On se pose un long moment sous un grand parasol, au bord d’un bassin couvert de lotus, dégustant l’air de cette chaude après-midi, à l’ombre de la world peace pagode. Nous échangeons bien peu de paroles, l’endroit invitant d’une force mystique à l’introspection et la méditation A vrai dire, on attend aussi que le soleil soit un peu moins haut dans le sky because la chaleur est vraiment harassante.
Je me prends à imaginer le lieu et ses pèlerins dans quelques siècles peut-être, quand tous ces bâtiments neufs auront perdu de leur éclat et imprégné le lieu de leur présence et de leur histoire, quand les allées seront achevées et plates ; lorsque le canal inachevé et boueux sera une majestueuse voie d’eau et que les terrains vagues seront des parterres de fleurs compliquées et colorées. Sans doute, cet endroit deviendra t-il un centre de pèlerinage de première importance, magnifique, une oeuvre. En attendant c’est un chantier dans lequel je me plais à imaginer l’avenir, qui est prometteur au vu des maisons grandioses d’ores et déjà achevées.
Le soir, au moment de régler l'addition à nos logeurs, comme nous partons tôt le lendemain, le coco allemand est encore plus ric-rac que nous niveau finances, ses travellers chèques n'ayant pas cours à Lumbini. Il nous taxe de cent roupies, ce qui n'est rien (1e), et pourtant beaucoup lorsqu'il reste moins de dix de ces précieuses coupures, et que nous prétendons acheter deux allers simples pour Katmandu.
Au matin, on arrive à l'arrêt de bus au moment où celui-ci l'atteint aussi. On demande les tarots : il nous manque trois cent roupies... Le chauffeur local, me voyant conter mes sous une énième fois et jeter en direction de Max des regards équivoques, me dit :
"OK, How much do you have ?" Je lui tends ma maigre liasse de billets pour qu'il se rende compte par lui-même qu'il manque un bon tiers de la somme. Après avoir compté, et nous avoir dévisagé un instant de plus, il déclare que OK, que no problem, et je n'ai même pas besoin de lui promettre que je file au premier ATM en arrivant à destination pour lui payer la différence, good karma in Lumbini. Ces détails pécuniaires ont l'air, j'imagine, insignifiants, mais arrivant d'Inde, cette attitude me surprit. On a pas de quoi se payer même une bouteille d'eau pour la route, à la pause-déjeuner je mange la fin des thalies de deux touristes japonais comme un pauvre mendiant... Les dits touristes me gratifient même d'un paquet de gâteaux après que je leur ai dûment expliqué mon étrange situation.
Max lui, préfère jeûner pour de bon.
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Re-bonsoir vous tous, nous sommes le 7 juillet, il est 20h20 heure locale, et me voilà forcé d'interrompre cette ébauche des Aventures au Népal...
Demain à cinq heure sonnantes, je grimperai à l'arrière d'une moto qui me conduira à un minibus qui me mènera à la frontière sino-népalaise, d'où je monterai dans un Land-Cruiser pour entamer les cinq jours de route qui s'achèverons a Lhassa, la "Rome du Tibet", accompagné de 8 autres foreigners, ainsi que d'un guide anglophone... Inch Allah, Ram-Ram.
L'excitation est à son comble ! Voilà pourquoi j'interromps le programme que j'avais initialement prévu, pour plutôt vous faire part de mes sentiments "sur le vif". Le souvenir de nos incroyablissimes aventures à Katmandu, ainsi que notre longue marche autour du massif sacre de l'Annapurna et dans la vallée de Mustang n'est pas prêt de s'évaporer. Et même, avec le temps il deviendra plus beau, plus homogène, et alors il sera parfaitement mûr pour vous être raconté... Je m'excuse auprès de vous d'avoir changé l'affectation du temps que je souhaitais consacrer à raconter ce mois d'août passé au Népal, mais l'appel de Katmandu fut irrésistible, et je cédais à l'envie de m'imprégner jusqu'au tous derniers instants de l'atmosphère si particuliere de la cite sacrée, en compagnie de Maxime avec qui j'ai vu et vécu tant de choses, et que je quitte dans moins de 12h maintenant.
J'en reviens aux 800 bornes que je m'apprête à faire, avec le guide et les autres touristes. Le "groupe" et les 400 dollars payés à une agence qui organise les formalités et le transport jusqu'à Lhassa est presque la seule manière pour un voyageur étranger de gagner le Tibet depuis le Népal. J'en connais qui ont parcouru la route en individuel, ce qui est sans doute bien plus intéressant, mais le temps me manque pour organiser tous les détails d'une telle excursion (GENRE j'organise tous les details quand je pars en excursion...). Je rêve à un prochain voyage où j'aurai suffisamment de temps pour parcourir à pied les immensités himalayennes et rencontrer les multitudes de peuples différents qui occupent la chaîne montagneuse de l'Afghanistan jusqu'en Inde et en Chine, en passant par le Cachemire, le Népal et le Bhoutan. Rêvons.
En attendant, donc, ce sera la Jeep et le trajet organisé, et le gain de temps me permettra peut-être de m'attarder un chouilla en Mongolie, ce que je souhaite tant.
Etant donne que je compte être rendu en France pour les fêtes (parce que je suis une personne classique), il me reste en tout et pour tout trois mois et demi à me promener à ma guise. Je suis toujours sur mon projet initial, comptant traverser la Chine d'une traite à bord du train Lhassa-Pekin, de là obtenir mes visas mongols et russes. Après une escale dans les immensités des steppes mongoles que je souhaite aussi longue que possible, Transsibérien de Oulan-Bator à Moscou, et après quelques jours dans la ville, chello Paname en stop via Varsovie et Berlin... Vaste programme, Ram-Ram again.
Toujours est-il que, ce soir, je me sens l'excitation d'un nouveau départ, ce qui ne m'est pas vraiment arrivé depuis le début.
Un brin de Nostalgie... Un mois au Népal, ce fut definitly trop bref for me, je serais bien resté quelques siècles... Katmandu et ses habitants vont me manquer, ça j'en suis certain. Entre les pays musulmans, l’inde traditionnelle d'un coté, et la Chine, la Mongolie puis la Russie (que j'imagine ce soir comme, dans l'ordre : autoritaire, austère, froide) de l'autre, la population Népalaise contraste par son exubérance, ses mœurs libérés, le naturel dans la relation sociale. Un break plus qu'agréable. Nostalgie toujours, je viens de faire subir à mon paquetage un sérieux allégement. En effet, ces deux semaines de marche sur les chemins escarpés de l'Himalaya me firent goûter au confort d'un sac relativement léger et entrevoir le bonheur de pouvoir voyager à pied, au gré de mes envies, de m'arrêter où bon me semble et de changer fréquemment de lieu de couchage.
Ce bonheur, choix difficile, aux dépens de nombres d'éléments de confort matériel, de distraction et surtout... De mon harmonium. L'instrument que j'achetais à Varanasi après avoir rencontré son constructeur (je lui en achetais même deux) va cruellement me manquer, je le devine sans peine. Tant d'heures passées en des lieux différents à pianoter de la main droite, gonfler le soufflet de la main gauche, et invoquer les dieux Indous dans l'espoir que ceux-ci me révèlent quelques secret relevant de l'harmonie des sons et du cœur des musiciens.
Bref... Maxime dans le même temps invoquait lui aussi Parvati, patronne des musiciens indiens, les yeux mi-clos et les doigts frappant obstinément les tablas. Tout ceci est dorénavant entre les mains des postes Népalaises. Prions ensemble...
Enfin et surtout, toujours dans le registre un brin de nostalgie, le temps est venu où ma route diverge de celle de Max. Mon ami de Paris, que je connaissais finalement bien peu, et qui est devenu progressivement bien plus qu'un compagnon : un frère de voyage. Nous nous connaissons sous toutes nos humeurs, et avons tant partagé depuis maintenant trois mois... Salute mon coco, et bonne route a toi. ENJOY AND BE HAPPY !
Et bien sûr, énormément d'exaltation. Je repars seul, et je sais que voyager isolement est bien différent, et plus enrichissant aussi à de nombreux égards. Je suis aussi fou d'impatience de découvrir les hauts plateaux tibétains, surtout après avoir approché quelque peu les montagnes et leurs habitants. Je viens de finir le "voyage d'une parisienne à Lhassa" qu'effectua Alexandra David Neels dans les années 20, alors que le Tibet était interdit aux étrangers et qu'aucune étrangère n'avait jamais pénétré la capitale. Je me doute que le Tibet a bien changé depuis cette époque, néanmoins cet avant-goût littéraire gonfle encore la fascination qui s'est progressivement formée en moi depuis l'inde pour le Tibet, ses peuples et ses religions... Et, plus loin, c'est la Mongolie qui s'approche tout doux. Ce qui semblait si lointain, presque irréel, semble maintenant à portée, bien que de nombreuses incertitudes persistent...
Voila t-y pas que je me fais virer de l'Internet-café qui ferme ! Il faut dire que Katmandu, c'est Rilax, mais que les gens de la montagne sont (très) matinaux, à 9h30 du soir on croirait se trouver dans une ville fantôme... Bref !
Je pense à vous tous, vous souhaite une excellente rentrée (sans aucune ironie déplacée ), notre prochain rendez-vous internetique devrait avoir lieu depuis Lhassa, où j'aurai, j'espère des aventures tibétaines à ajouter aux Népalaises.
Take care and enjoy !
Only partially translated
TONS OF NEW PICTURES!!! Max armed with his F1 and me with my Minolta have used films in great quantities, take profit of that to delight you with the wondering of the Himalayas in the new albums VARANASI (India), LUMBINI, ANNAPURNA CIRCUIT AND KATMANDU (Nepal) Take your time, have fun and do not hesitate to deliver your impressions to us over the TOF in comment of this article, cool!
Good evening to all of you, and welcome to Katmandu, where it always rains 15h per day.
It should be well admitted that, this year, monsoon makes jokes. While in Bombay ,the floods devastated the city wildly, we enjoy in Jaisalmer a lenient time, of some perfectly bearable showers of short duration. In the same way at Varanasi, where the showers are considered violent and continuous, we were rather saved, with only some rains, indeed extremely violent but fortunately rather short. The situation was about identical at the time of our first stay at Katmandu. But whereas the rain season is precisely judicious touching its end, here is that the promised flood is felt… And hardly attacked us at the time of our walk around the solid mass of Annapurna.
Lastly, the rain is only water, isn't it ? And then I also heared about unexpected and mysterious monsoon in France which would have partially wasted your summer holidays. That gives me a little of fun of course, I think that we are all running under the same way, and that each one knows, if he does not refuse to admit it by bad faith, that surprising and repetitive whims of the climate all over the sphere are partly due to the human activity; that this known as-activity is not other than the sum of individual behaviors or groups of individuals. In short: everyone complains, but nobody even thinks of giving up his motor, to take less hot showers or spending his holidays on 10.000 kms crossed in 12h at the cost of a few tens of tons of residues of combustion of kerozen and as much of CO2 in the sky… Very human being, and very amusing.
Oh the unpleasant donor of lessons… Who in addition has now run softly for almost 8 months! What a nerve! Thus do not make you a stomach ulcer, of anger, all this does not have any importance, I make simply once again that, retrospectively, our behavior as human beings (often) somewhat is sometimes stripped of logic, absurdity, therefore comic.
And it is necessary to laugh. A little.
As often, therefore, the news of Audoin that starts with states of heart, that wastes your time, that quibbles, that lasts for ever… A little. Facts! facts are wanted. You will have some, for sure. But considering I do not have badly a trick to tell you, because it occurs from there, of the things, in one month of the life of the two poor Parisians guys in Nepal, I allow myself to overheat me a little the wrists and the neurons with general considerations of this kind, about the rain, the silly thing cocasso-tragedy of small land. That is there, I feel hot as the ember, let’s go!
Rest to come but the translator needs also a pause !!!
Publié à 22:02, le jeudi 6 septembre 2007, Katmandou Mots clefs :
audouin is back
10:09, samedi 8 septembre 2007
.. Publié par fatihette
Contente de relire tes aventures au Nepal...dommage que tu es écourté ton séjour...je me régalais de tes visites dans les différents temples bouddhiques...
comme tu dirais...l'appel du tibet a été plus fort et que tout...et l'horloge de l'année aussi d'ailleurs....
bonnes aventures au TIBETTE!
photos are back toooooooooooo
10:25, samedi 8 septembre 2007
.. Publié par fatihette
Splendide, magique, rigolote tes photos...elles m'ont bien fait sourire...et emerveillé...
par contre il y a une telle ressemblance entre max et toi que défois je me demande qui est qui....heureusement il y a des legendes.....
halalalalalalalala
Génial
11:21, samedi 8 septembre 2007
.. Publié par berver
Rien à dire, tu nous laisses avec nos rêves à travers tes écritures et tes photos. Tout simplement génial !
Hello!!
16:29, lundi 10 septembre 2007
.. Publié par Misou
Tes photos sont magnifiques, mais je me demandais : t'avais pas autre chose que des Pringles pour l'apéro ;)
Magnifique
16:44, lundi 10 septembre 2007
.. Publié par Misou
J'ai fait comme les enfants : d'abors les photos, et si c'est beau, le texte. Alors un tout petit commentaire sur le texte : c'est très beau, agréable à lire, et ça change vraiment les idées... Merci, j'en avais justement besoin!
Je t'embrasse fort!
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en chantier...
Désolé !
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